Les responsables démis de leurs fonctions à la Présidence malgache fin octobre et début novembre disposent de 48 heures pour restituer les biens publics mis à leur disposition, sous peine de poursuites judiciaires pour détournement, selon une note de service publiée vendredi.
La Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a ordonné vendredi aux responsables démis de leurs fonctions fin octobre et début novembre de restituer sous 48 heures les biens publics mis à leur disposition, sous peine de poursuites judiciaires, selon une note de service parvenue à APA.
Le Secrétariat général de la Présidence, dans sa note de service datée du 21 novembre, exige la restitution de « matériels roulants, matériels informatiques et outils de télécommunication » par tous les responsables dont la nomination a été abrogée par les décrets pris en Conseil des ministres du 29 octobre et du 5 novembre 2025.
« Les responsables de la Présidence dont la nomination a été abrogée sont tenus de restituer dans les 48 heures à compter de la publication de la présente note » ces biens mis à leur disposition durant l’exercice de leurs fonctions, précise le document signé par le Secrétaire général Itibar Ottman.
Le texte avertit que tout manquement à cette obligation expose les concernés à « des poursuites judiciaires pour détournement de bien public ».
Cette directive intervient dans le cadre du régime de Refondation actuellement en place à Madagascar, dirigé par le colonel Michaël Randrianirina, après que le président Andry Rajoelina a été poussé à la sortie par un soulèvement populaire porté par la génération Z.
Les remaniements opérés fin octobre et début novembre ont touché plusieurs responsables de la Présidence, qui disposaient de véhicules de fonction, d’équipements informatiques et de moyens de télécommunication fournis par l’État.
AC/Sf/APA







