Lors du lancement du rapport SIIPS 2025 à Ezulwini, Dr. Robert Ochola, Président Directeur Général (CEO) d’AfricaNenda Foundation, a plaidé pour une inclusion financière qui dépasse la technologie, en plaçant l’humain au cœur de la révolution numérique africaine.
« L’inclusion n’a de sens que lorsqu’elle change des vies. » C’est par ces mots que M. Robert Ochola, PDG de l’AfricaNenda Foundation, a donné le ton lors de la présentation du rapport State of Instant and Inclusive Payment Systems (SIIPS 2025).
Devant un parterre de gouverneurs de banques centrales africaines réunis ce jeudi à Ezulwini (Eswatini), il a appelé à bâtir des systèmes de paiement qui soient avant tout « des ponts » vers la dignité, la santé, l’éducation et la prospérité partagée.
« Notre travail n’est pas seulement une question de plateformes ou de protocoles, mais de personnes : le paysan qui vend sa récolte directement, la mère qui paie les études de ses enfants, l’étudiant qui reçoit sa bourse instantanément, l’entrepreneur qui commerce au-delà des frontières », a-t-il déclaré.
Selon lui, la transformation numérique doit avant tout permettre aux Africains « d’écrire leur propre histoire » et de reprendre la main sur leur destin économique.
Saluant la « révolution silencieuse » à l’œuvre sur le continent, M. Ochola a souligné que les systèmes de paiement instantané et inclusif pouvaient agir comme des catalyseurs dans plusieurs secteurs vitaux.
Dans l’agriculture, ils permettraient aux producteurs de recevoir leurs paiements en temps réel, d’accéder à des intrants et à des informations sur les prix. Dans la santé, ils ouvriraient la voie à des micro-assurances et à des paiements dématérialisés qui « protègent les plus vulnérables. » Quant aux petites entreprises, « elles verront chuter leurs coûts de transaction et accéderont à de nouveaux crédits », a-t-il ajouté.
Ces innovations, estime-t-il, peuvent aussi révolutionner l’éducation. « Les paiements en temps réel permettront aux écoles de recevoir leurs fonds à temps, aux étudiants d’accéder plus facilement aux bourses, et aux institutions de mieux planifier. » Pour lui, chaque transaction réussie est « un chemin vers la transformation. »
Ochola a enfin rappelé que cette dynamique repose sur un cadre africain d’action collective, où les banques centrales, les gouvernements et le secteur privé conçoivent des infrastructures «pensées par et pour l’Afrique. »
« L’Afrique ne sera pas définie par la chance, mais par le design », a-t-il martelé, ajoutant que « nous savons qui nous sommes, conscients de nos forces et de nos cicatrices. Mais nous sommes debout, au seuil de notre devenir. »
AC/Sf/APA







