J.P. Morgan est devenue la première banque américaine en près de dix ans à reprendre ses services de compensation en dollars en Angola, marquant une étape majeure dans les efforts du pays pour renouer avec les liens financiers internationaux après des années d’isolement liées à la corruption et aux problèmes de
conformité.
La reprise des compensations en dollars par J.P. Morgan met fin à une interruption de neuf ans depuis le retrait des principales banques américaines d’Angola, en raison de la faiblesse des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent (LCB) et le financement du terrorisme (LFT).
Le retour de J.P. Morgan témoigne d’une confiance renouvelée dans les
réformes financières et les progrès réglementaires de l’Angola.
La compensation en dollars permet aux banques angolaises de régler les paiements en dollars américains via des comptes de correspondant
ouverts auprès de banques internationales.
Standard Bank Angola a déjà annoncé son intention d’établir des relations de compensation en dollars et en euros avec J.P. Morgan, une initiative qui devrait faciliter les transactions transfrontalières et améliorer la liquidité des entreprises.
L’isolement financier de l’Angola était dû à un système bancaire
politisé, à de mauvaises pratiques en matière de garanties et à
l’adoption tardive de normes internationales telles que Bâle III.
Depuis 2016, le pays a toutefois mis en œuvre des réformes de grande
envergure, notamment la libéralisation du marché monétaire et l’introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La loi 5/20,
adoptée en 2020, a profondément remanié la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Une évaluation réalisée en 2023 par le Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent en Afrique orientale et australe a conclu que l’Angola était largement conforme à 22 des 40 recommandations techniques.
JN/fss/Sf/APA






