Les revalorisations salariales inscrites dans le projet de loi de finances (PLF) 2026 feront prochainement l’objet en Tunisie de négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux, a déclaré Hafedh Lamouri, ancien ministre de l’Emploi et expert en droit du travail, lors de son passage sur Mosaïque FM.
Selon l’ancien ministre tunisien Hafedh Lamouri, le PLF 2026 introduit une réforme majeure de la politique salariale tunisienne. Il prévoit une hausse simultanée des salaires dans les secteurs public et privé, ainsi qu’une revalorisation des pensions de retraite. Cette mesure s’inscrit, a-t-il précisé, dans une stratégie visant à instaurer une paix sociale durable sur trois ans.
L’ancien ministre a ajouté que le taux exact d’augmentation ne sera révélé qu’au moment de la publication officielle du texte. Ce pourcentage servira ensuite de base aux négociations collectives entre syndicats et organisations patronales, notamment dans le secteur privé.
« Le taux prévu par le projet représente un seuil minimal, un point de départ pour les discussions », a-t-il souligné.
Lamouri a également précisé que cette revalorisation aura un caractère obligatoire pour toutes les entreprises, publiques comme privées.
« Aucune institution ne sera exemptée, y compris celles ayant récemment augmenté les salaires », a-t-il affirmé, précisant que la mesure s’appliquera de manière uniforme, sans distinction de situation financière.
Cette orientation intervient dans un contexte social tendu, marqué par la hausse de l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) réclame depuis plusieurs mois une revalorisation du SMIG et une indexation plus régulière des salaires sur le coût de la vie.
À travers ce dispositif, le gouvernement espère désamorcer les tensions sociales et poser les bases d’un accord global sur les revenus, censé stabiliser le climat économique et social jusqu’en 2028.
MK/te/Sf/APA






