Le mouvement politique Aujourd’hui et demain, la Côte d’ivoire (ADCI), présidé par Assalé Tiémoko, candidat recalé à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, suggère « une candidature unique de l’opposition pour renforcer les chances d’alternance. »
Le mouvement politique ADCI a annoncé, ce mardi 21 octobre 2025, qu’« après consultation de ses bases, qu’il ne soutiendra aucun candidat à la présidentielle dans les conditions actuelles », dans une déclaration, tout en rappelant « son appel antérieur au sacrifice en vue d’une candidature unique de l’opposition pour renforcer les chances d’alternance ».
Cette « position a pris le temps des rencontres avec les acteurs politiques, les organisations, mais aussi les candidats retenus ou recalés », indique l’ADCI qui « constate que la crise politique actuelle est le produit d’un cycle d’exclusions, de manœuvres et de violences qui pèsent sur la cohésion nationale depuis plusieurs décennies ».
« L’ADCI condamne fermement toute tentative de verrouillage du processus électoral, toute confiscation du jeu démocratique et l’instrumentalisation de la Constitution au profit d’intérêts particuliers », souligne la déclaration. Les manifestations ont déjà fait des morts.
Toutefois, le mouvement politique « condamne toutes les formes de violence – politiques, civiles ou policières conduisant à des morts de civils ou militaires- et exprime sa tristesse et sa solidarité envers les victimes et leurs familles ».
Il exige des enquêtes impartiales et la manifestation de la vérité pour toutes les affaires de morts, de blessures et d’arrestations survenues durant la crise, afin que les responsables soient identifiés et jugés, tout en apportant « son soutien aux personnes arrêtées, embastillées et contraintes à l’exil. »
L’ADCI rappelle que « le respect des libertés publiques (manifestation, expression, association) est un principe constitutionnel et l’interdiction générale des rassemblements est inacceptable sans motifs sérieux et proportionnés ».
Par ailleurs, le mouvement politique dénonce « l’usage des institutions et des ressources publiques pour instrumentaliser des autorités traditionnelles ou des acteurs locaux en échange d’avantages personnels », appelant à « un dialogue national inclusif, réunissant toutes les forces vives de la Nation pour trouver des solutions durables ».
Les Ivoiriens sont appelés à élire le président de la République le 25 octobre 2025, dans un climat de tension politique. Le Front commun PPA-CI/PDCI, regroupant les deux principaux partis de l’opposition, clame « l’exclusion » de l’ex-président Laurent Gbagbo et de l’ex-CEO de Crédit Suisse, Tidjane Thiam.
Ces partis ont appelé à des marches le 4 et le 11 octobre dernier, interdites par les autorités. A la suite de cela, le ministère d’Etat, ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur ont pris un arrêté conjoint interdisant les manifestations publiques sur deux mois, hormis les campagnes électorales.
Sur 60 dossiers de candidatures, le Conseil constitutionnel a retenu cinq candidats pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, dont le président sortant Alassane Ouattara, l’ex-Première dame Simone Ehivet, Jean-Louis Billon, Ahoua Don-Mello et Henriette Lagou.
AP/Sf/APA







