Le ministère de la Santé angolais, en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF et avec le soutien de l’Union européenne, lance un réseau national de communication sanitaire pour coordonner l’information et améliorer la réponse aux crises sanitaires récurrentes dans le pays.
L’Angola s’apprête à lancer un réseau national de communication sanitaire, marquant un tournant stratégique vers une collaboration renforcée entre les médias face aux crises sanitaires persistantes.
Cette initiative, conduite par le ministère de la Santé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), et soutenue par l’Union européenne, vise à renforcer la capacité du pays à répondre aux urgences sanitaires grâce à une communication coordonnée et fiable.
Selon l’OMS, ce réseau est l’un des résultats d’une session de formation nationale organisée mercredi au Centre de formation des journalistes de Luanda. « Cette réunion marque le début d’un effort conjoint pour créer le Réseau de communication sanitaire en Angola, une plateforme collaborative visant à renforcer les liens entre les médias, les autorités sanitaires et les partenaires internationaux, favorisant ainsi une réponse plus efficace et coordonnée aux urgences sanitaires », a déclaré l’organisation.
La formation rassemblera une soixantaine de participants, dont des journalistes, des communicateurs institutionnels et des représentants d’organisations publiques et privées. Le programme comprendra des ateliers pratiques, des débats et l’échange d’outils destinés à améliorer la qualité et la transparence des reportages sur la santé.
Cette annonce intervient alors que l’Angola continue de faire face à une grave épidémie de choléra qui a touché plus de 8 500 personnes et causé 329 décès depuis janvier 2025. L’épidémie, qui s’est propagée dans 16 des 21 provinces, affecte particulièrement les enfants et les jeunes adultes, avec les provinces de Luanda et de Bengo les plus touchées. La situation a été aggravée par la saison des pluies et un manque d’assainissement, soulignant l’urgence d’une meilleure sensibilisation du public et d’un engagement communautaire renforcé.
Ces dernières années, le pays a également été confronté à des épidémies mortelles de paludisme, de fièvre jaune et de virus Zika. En 2023 seulement, le paludisme a causé plus de 15 000 décès, tandis que la fièvre jaune a infecté plus de 4 000 personnes, entraînant un taux de mortalité de 8,3 %. Ces crises sanitaires récurrentes ont mis en évidence le besoin crucial d’informations précises et actualisées pour orienter les comportements du public et réduire les décès évitables.
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