Sous pression économique et en mal de devises, l’Algérie multiplie les restrictions à l’importation. La dernière en date touche de plein fouet la diaspora : un durcissement des procédures douanières pour l’importation de véhicules à usage personnel.
La Direction générale des douanes impose désormais une série de justificatifs détaillés et des contrôles renforcés, laissant planer la menace de poursuites pour sous-facturation. Ces nouvelles contraintes s’inscrivent dans une politique défensive de limitation des importations, en réponse à l’affaiblissement du dinar et à l’incapacité de l’industrie nationale à satisfaire la demande.
Cette décision a provoqué une vive incompréhension parmi les Algériens de l’étranger, nombreux à soutenir leurs familles via l’envoi de fonds et de biens. Pour beaucoup, il s’agit d’un geste de défiance envers une communauté pourtant mobilisée pour pallier les carences de l’économie locale.
Au-delà de l’effet immédiat sur les importations, ce durcissement traduit l’absence de cap industriel clair. L’Algérie tarde à faire émerger une filière automobile nationale crédible, malgré des annonces récurrentes de partenariats étrangers. Pendant ce temps, le Maroc consolide sa position de leader continental, avec plus de 100 milliards de dirhams d’exportations automobiles attendus en 2025.
Face à cette divergence de trajectoires, Alger semble privilégier le contrôle administratif plutôt que l’investissement productif. Une logique de repli qui fragilise davantage une économie déjà confrontée à la volatilité de ses recettes énergétiques.
MK/ac/Sf/APA





