La libération des journalistes Luc Pagbelguem et Boukari Ouoba, après près de cinq mois de détention, marque un moment fort pour la presse burkinabè dans un contexte tendu.
Luc Pagbelguem, journaliste reporter d’images à la télévision privée BF1, est rentré dans la nuit du jeudi 17 juillet 2025, a annoncé la chaîne en remerciant « tous ceux qui y ont contribué d’une façon ou d’une autre ». Boukari Ouoba, vice-président de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), a également recouvré la liberté, selon plusieurs médias locaux, dont Burkina Yawana.
Tous deux avaient été arrêtés fin février après avoir dénoncé, lors de l’assemblée générale de l’AJB, le rôle de la RTB et de l’AIB, qualifiés d’« outils de propagande ».
Leur détention avait illustré les tensions entre la liberté d’expression et les mesures exceptionnelles imposées par la loi sur la mobilisation générale et la mise en garde.
Leur libération, saluée par leurs confrères et des organisations de défense des droits humains, s’accompagne aussi de celle de Lamine Ouattara, militant du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), arrêté en novembre 2023.
Ces libérations constituent un signal positif pour les acteurs de la société civile, dans un climat toujours marqué par la mobilisation nationale et les restrictions qu’elle entraîne.
HO/ac/Sf/APA







