La gestion de la crise du stress hydrique, le développement du système de transport et de mobilité, ainsi que l’adhésion au processus de transformation numérique figurent parmi les défis majeurs à surmonter pour assurer le développement régional du Royaume, a affirmé le Roi Mohammed VI.
La lecture du message royal a été donnée par le ministre marocain de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, à l’occasion des 2 èmes assises nationales de la régionalisation avancée, qui se tiennent les 20 et 21 décembre à Tanger. Des appels autour du stress hydrique, de la mobilité et de la transformation numérique.
“Le problème du stress hydrique interpelle sans aucun doute l’ensemble des acteurs concernés, y compris les régions et les collectivités territoriales qui sont appelés à faire preuve de sérieux et à mutualiser leurs efforts pour y remédier”, a souligné le Souverain.
A cet effet, il faut, non seulement mettre à disposition des équipements hydrauliques, pour importants qu’ils sont, mais aussi instaurer une gouvernance de l’eau afin de renforcer l’approche intégrée de la politique publique dans le domaine de l’eau, a précisé le Roi du Maroc.
“Ce constat est d’autant plus vrai que la lutte contre le stress hydrique constitue un préalable essentiel à un développement territorial durable”, a poursuivi le Souverain, appelant les régions et le reste des collectivités territoriales, “chacune selon leurs attributions propres et partagées, avec les autres intervenants dans ce secteur vital, à lancer des initiatives et des programmes plus ambitieux dans le cadre de la stratégie nationale de l’économie de l’eau dans la région, tout en s’attelant à sa mise en œuvre à travers des mesures procédurales efficaces”.
S’agissant de l’extension du système de transport et de mobilité pour parvenir au développement régional intégré, le Souverain a relevé que ce secteur connaîtra, au cours des prochaines années, une évolution rapide.
“Cette orientation est due à la dynamique croissante, à l’œuvre dans notre pays en tant que pôle régional attractif pour les investissements et aux chantiers d’envergure lancés dans le cadre des préparatifs en cours au Maroc pour organiser la Coupe du Monde 2030”, a-t-il écrit.
Mettant en avant l’importance du développement d’un système de transport inclusif et durable, le Roi du Maroc a indiqué qu’il constitue désormais une exigence essentielle pour atteindre le développement régional intégré et une condition sine qua non pour réduire les disparités spatiales et sociales, au niveau territorial.
“Pour ce faire, les régions et les collectivités territoriales sont tenues de contribuer, aux côtés de l’Etat, au développement de ce secteur”, a-t-il insisté.
Évoquant la transformation numérique des collectivités territoriales, le Roi Mohammed VI a souligné qu’il s’agit désormais d’une condition essentielle pour que ces collectivités se mettent au diapason de la révolution technologique à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui.
“De fait, aucune dynamique de développement territorial ne peut être conçue sans son corollaire numérique, d’autant plus que nous assistons à une intégration accrue de la technologie numérique dans tous les domaines de gestion des affaires territoriales”, a-t-il estimé.
Réaffirmant l’intérêt éminent qu’Il attache au chantier stratégique de la Régionalisation Avancée, le Souverain a rappelé que les premières Assises nationales ont été l’occasion “d’adopter le cadre directif de mise en œuvre effective, par chaque région, de ses compétences propres et partagées”.
“Adossé à une approche participative, ce cadre de référence permet d’explorer les voies de coopération et de partenariat entre les parties prenantes”, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il a, à ce titre, toujours constitué une source d’engagement pour l’ensemble des parties signataires.
Dans ce sens, le Roi du Maroc a formé le vœu que la deuxième édition de ces assises soit l’occasion de “dresser le bilan de la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée et de favoriser davantage l’interaction positive entre tous les intervenants, qu’ils soient responsables gouvernementaux, représentants d’établissements publics ou élus, autour des questions d’intérêt commun, liées à la meilleure façon de mener à bien ce chantier”.
“Nous attendons aussi qu’elles offrent l’opportunité d’identifier les moyens les plus efficaces d’ériger la régionalisation avancée en levier majeur de développement socio-économique”, a-t-il affirmé, notant qu’il sera ainsi possible de relever les défis qui se posent en la matière et de remédier à l’inégale croissance et aux disparités spatiales.
SL/Sf/te/APA





