Le Mali a dévoilé, le 17 avril 2026, son nouveau cadastre minier, désormais entièrement numérisé et conçu par des experts nationaux, avec 631 titres déjà inscrits.
Selon les autorités, le nouveau cadastre minier digitalisé que vient de dévoiler le Mali recense déjà 631 titres miniers, dans un contexte où la transparence et la maîtrise des procédures sont devenues des priorités majeures.
La présentation officielle s’est déroulée au palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État, en présence du Premier ministre, du ministre de l’Économie et des Finances, du ministre des Mines ainsi que de plusieurs membres du gouvernement. D’après le ministre des Mines, Amadou Keïta, cette plateforme centralise toutes les informations liées aux titres miniers, notamment leur titularité, leur superficie et leur durée, avec l’ambition de corriger les limites de l’ancien système.
Avec 631 titres déjà enregistrés, la réforme entre immédiatement en application. Les autorités soulignent que l’outil est désormais connecté aux plateformes financières du ministère des Mines, du Trésor public et de la Direction générale des impôts. Cette interconnexion vise à fluidifier le traitement des dossiers, éviter les chevauchements de permis et renforcer la sécurité des procédures.
Cette initiative s’inscrit dans un secteur en pleine transformation. En 2023, le Mali a adopté un nouveau code minier permettant à l’État et aux acteurs nationaux de détenir jusqu’à 35 % des parts dans les nouveaux projets, contre 20 % auparavant. Le gouvernement estimait alors que cette réforme pourrait générer au moins 500 milliards de FCFA de recettes supplémentaires chaque année.
Ce projet intervient également après une année difficile pour la production aurifère. En 2025, la production industrielle a chuté à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024. En incluant l’orpaillage artisanal, la production totale a atteint 48,2 tonnes, en deçà de l’objectif officiel fixé à 54 tonnes.
Pour les autorités, la numérisation du cadastre répond à un besoin accru de contrôle, de sécurité et d’efficacité dans un secteur clé de l’économie nationale. Dans un contexte de réorganisation engagée depuis 2022, la mise en place de ce système national et digitalisé apparaît comme un levier central pour mieux encadrer les titres, les recettes et les procédures.
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