Le dirigeant de l’opposition tunisienne Rached Ghannouchi, actuellement incarcéré, a entamé une grève de la faim, rejoignant deux autres figures politiques de premier plan, selon ses avocats.
Trois opposants tunisiens incarcérés sont en grève de la faim pour protester contre ce qu’ils qualifient « d’emprisonnement injuste »,
Cet acte marque une nouvelle escalade dans le bras de fer qui oppose le dirigeant de l’opposition tunisienne Rached Ghannouchi au président Kais Saied.
Plusieurs dirigeants de l’opposition du pays se trouvent derrière les barreaux, et certains partis accusent Saied d’avoir transformé la Tunisie en une « prison à ciel ouvert », tout en instrumentalisant la justice pour consolider son pouvoir autoritaire, ont rapporté des médias internationaux.
Ghannouchi qui est détenu depuis 2023 et a été condamné à 37 ans de prison, s’ajoute à l’opposant politique Jawhar Ben Mbarek, en grève de la faim depuis la semaine dernière. Le chef du Parti républicain, Issam Chebbi, a également entamé une grève de la faim vendredi pour exiger sa libération.
Ghannouchi, accusé notamment pour financement étranger illicite et complot contre l’État, refuse de comparaître devant la justice, affirmant qu’il ne se présentera pas devant des juges qui, selon lui, obéissent uniquement aux ordres de Kais Saied.
La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH) a indiqué que des membres de la Ligue ont rendu visite, vendredi, au détenu Jaouher Ben Mbarek, en grève de la faim.
D’après la LTDH, l’état de santé de Jaouher Ben Mbarek s’est « gravement détérioré ». Il refuse de s’alimenter et de s’hydrater, malgré les nombreuses tentatives de le convaincre de suspendre sa grève de la faim, ajoute la Ligue dans une déclaration publiée vendredi soir
L’Autorité tunisienne des prisons a par contre démenti toute dégradation de la santé des détenus liée aux grèves de la faim, assurant que les examens médicaux révélaient des conditions « normales et stables ».
AK/Sf/APA







