Après plusieurs mois de tensions ayant perturbé le système éducatif, le gouvernement sénégalais et les syndicats d’enseignants du G7 ont franchi une étape décisive en parvenant, au terme de près de 20 heures de négociations les 13 et 14 avril, à un accord de principe sur l’essentiel des revendications, ouvrant la voie à une possible sortie de crise.
Selon le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du secteur public, les discussions entre le gouvernement sénégalais et les enseignants du G7 ont permis d’examiner en profondeur le projet de protocole d’accord soumis aux partenaires sociaux. Les échanges se sont déroulés du lundi 13 avril 2026 à 16h au mardi 14 avril 2026 à midi, dans les locaux du ministère, en présence des représentants des ministères sectoriels concernés ainsi que de la société civile.
À l’issue de ces longues heures de concertation, les parties ont déclaré s’être accordées sur la majorité des points inscrits dans le projet de protocole. Toutefois, plusieurs questions jugées sensibles restent en suspens et ont été renvoyées à des discussions ultérieures.
Parmi les principaux points encore en débat figurent notamment l’élargissement du périmètre d’application du décret n°2026-65 du 27 janvier 2026 relatif aux décisionnaires du secteur de l’enseignement, la question de leur régime de retraite, ainsi que la défiscalisation des rappels de salaires, un sujet particulièrement attendu par les enseignants concernés.
Ces éléments, regroupés dans la rubrique « Perspectives » du projet de protocole, feront l’objet d’une nouvelle séance de travail prévue ce jeudi 16 avril 2026 à 10h, toujours au ministère de la Fonction publique.
La rencontre a été co-présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du secteur public, ainsi que par le ministre de l’Éducation nationale, en présence des différentes parties prenantes impliquées dans le processus de médiation.
Dans un contexte marqué par des grèves prolongées et une forte attente sociale, le gouvernement a réitéré sa volonté d’aboutir rapidement à un accord durable. Il affirme vouloir privilégier le dialogue afin de parvenir à une issue favorable à la crise scolaire afin de garantir la continuité du service public de l’éducation.
TE/Sf/APA







