Le ministère marocain de l’Intérieur a lancé la révision annuelle des listes électorales en vue des législatives de 2026, invitant les citoyens remplissant les conditions légales à s’inscrire avant le 31 décembre.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce mardi l’ouverture officielle des inscriptions sur les listes électorales générales dans le cadre du processus préparatoire aux élections législatives de 2026.
Dans un communiqué, le département a précisé que les demandes d’inscription peuvent être déposées jusqu’au 31 décembre, exhortant tous les citoyens non inscrits âgés d’au moins 18 ans ou atteignant cet âge d’ici le 31 mars 2026 à compléter la procédure dans les délais impartis. Cette opération s’inscrit dans la révision annuelle des listes électorales prévue pour l’année 2026.
Les citoyens éligibles disposent de deux voies pour effectuer leur demande : la plateforme en ligne www.listeselectorales.ma, ou les autorités administratives locales compétentes de leur lieu de résidence.
Le ministère rappelle également que les personnes ayant changé d’adresse doivent demander le transfert de leur inscription vers la commune ou le district correspondant à leur nouveau domicile.
Les électeurs déjà inscrits mais ayant déménagé au sein de la même commune doivent en informer l’autorité administrative afin de mettre à jour leur situation électorale.
Cette séquence électorale intervient dans un contexte politique marqué par une reprise du dialogue entre le ministère de l’Intérieur et les partis politiques.
En août dernier, plusieurs réunions ont été organisées pour examiner les préparatifs du scrutin, dans la foulée du discours du Trône au cours duquel le roi Mohammed VI a réaffirmé la tenue des élections dans le respect du calendrier constitutionnel.
« Nous avons donné nos instructions les plus fermes au ministre de l’Intérieur pour qu’il prépare correctement les prochaines élections législatives », avait déclaré le souverain, en ordonnant l’ouverture de consultations avec les forces politiques.
À un an du scrutin, les partis affûtent déjà leurs stratégies. Le Parti de la justice et du développement (PJD), lourdement sanctionné lors du scrutin de 2021, affiche un regain de confiance. Son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, a assuré récemment que son parti avait « retrouvé sa place » sur la scène politique, affirmant que des élections « équitables » refléteraient le travail accompli par ses militants.
Le PJD n’avait obtenu que 13 sièges en 2021, contre 102 pour le Rassemblement national des indépendants (RNI) et 86 pour le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM). Le Parti de l’Istiqlal avait complété le trio de tête.
Les inscriptions ouvertes jusqu’à la fin de l’année constituent ainsi la première étape d’un cycle électoral où gouvernement, opposition et institutions entendent afficher une transparence renforcée, en amont d’un scrutin attendu comme un test majeur pour les forces politiques du pays.
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