La monarchie marocaine, l’une des plus anciennes au monde, incarne un lien profond et historique entre le Roi et son peuple. Chaque année, la Fête du Trône célèbre cet attachement, symbolisé par la Bayâa, un pacte d’allégeance qui transcende les siècles et les épreuves, consolidant la stabilité et la pérennité du Royaume marocain.
Chaque année, la monarchie Alaouite réaffirme son pouvoir au Maroc à travers la cérémonie d’allégeance au roi. Ce mercredi, pour les 25 ans de règne de Mohamed VI, la cérémonie se tiendra à Tétouan, l’une des résidences d’été du roi.
L’agence de presse officielle marocaine, la MAP, décrit cette tradition comme une occasion pour les représentants des douze régions du Royaume de renouveler leur fidélité au Souverain. Elle souligne que ce rituel symbolise le lien historique et indéfectible entre le Trône et le Peuple, fondement de la solidité et de la pérennité de la Nation marocaine.
La monarchie marocaine, forte de quatorze siècles d’histoire, se distingue comme l’une des plus anciennes au monde, précédée seulement par celle du Japon. Chaque année, la Fête du Trône symbolise l’attachement profond du peuple marocain à son souverain, un acte de fidélité incarné par la Bayâa, ou pacte d’allégeance.
Ce pacte, enraciné dans l’histoire du Maroc, dépasse la simple fidélité au Roi pour représenter un engagement moral et volontaire entre le Roi, Amir al-Mouminine, et son peuple.
Cet acte solennel, conforme aux principes de l’Islam, confère au Roi un pouvoir exercé avec responsabilité et sollicitude. La Bayâa, loin d’être arbitraire, prescrit une fidélité réciproque entre le souverain et ses sujets, renforçant ainsi la dimension religieuse et incontestable de ce lien.
La Bayâa, le Pacte d’allégeance
La pratique du pouvoir monarchique au Maroc repose sur ce socle de fidélité mutuelle, garantissant l’engagement du peuple envers le Roi et, en retour, le devoir du souverain de protéger et de guider la nation.
Cette relation consubstantielle et spirituelle a permis au Maroc de surmonter les épreuves de son histoire, depuis la fondation de l’État par Idriss 1er en 789 jusqu’à nos jours.
Les dynasties successives, notamment les vingt-neuf Rois alaouites, ont dirigé le Royaume avec un sens aigu du patriotisme, affrontant les impérialismes et colonialismes. Feu Hassan II soulignait la singularité du Maroc, colonisé par deux puissances européennes, la France et l’Espagne, et la complexité de traiter avec ces deux nations pour obtenir l’indépendance.
Le pouvoir monarchique marocain, inscrit dans la continuité des règnes successifs, a su évoluer tout en restant fidèle à ses objectifs fondamentaux. Cette singularité suscite à la fois admiration et frustration à l’étranger, car la Monarchie marocaine demeure un modèle unique de stabilité et de fidélité.
L’exemple du Roi Mohammed V, défiant les autorités coloniales en 1934, illustre la naissance du nationalisme marocain et l’attachement indéfectible du peuple à son souverain. Cet acte de bravoure a résonné au-delà des frontières, affirmant la légitimité historique et politique du Roi.
Depuis la Libération en 1956, le Maroc est devenu une Monarchie constitutionnelle, consolidant ainsi la relation entre le Roi et son peuple.
La Bayâa, en tant que pacte d’allégeance, reste un pilier de cette institution, garantissant la pérennité et la stabilité du Royaume.
MN/Sf/te/APA