Le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah, a présidé mercredi une réunion élargie au siège de la région militaire de la côte Ouest, consacrée à la situation sécuritaire et militaire à Zawiya et dans plusieurs secteurs de l’ouest du pays.
Cette rencontre, à laquelle ont participé des responsables du Conseil présidentiel, du ministère de la Défense, de l’état-major et des appareils sécuritaires, traduit la volonté des autorités de Tripoli de renforcer la coordination des forces. Elle souligne aussi la persistance des fragilités sécuritaires dans une région où l’autorité de l’État demeure confrontée à la fragmentation des structures armées.
Autour de Dbeibah figuraient notamment Abdullah al-Lafi, membre du Conseil présidentiel, le vice-ministre de la Défense Abdel Salam al-Zoubi, le chef d’état-major Salah al-Din al-Namroush, ainsi que des responsables de la Commission militaire mixte 5+5 et de l’Appareil de soutien à la stabilité.
Les discussions ont porté sur l’amélioration de la coordination entre les unités militaires et les formations sécuritaires, ainsi que sur les moyens de consolider la sécurité publique. La diversité des participants illustre toutefois la complexité du dispositif sécuritaire dans l’Ouest libyen, où coexistent des institutions officielles et des formations armées aux ancrages et aux intérêts parfois divergents.
Le rappel par Dbeibah du respect de la chaîne de commandement et des règlements militaires constitue l’un des principaux enseignements de cette réunion. Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’empêcher les mouvements sur le terrain qui ne seraient pas couverts par des instructions officielles.
Une telle mise en garde révèle les difficultés persistantes à encadrer les initiatives des acteurs armés et à garantir que les décisions sécuritaires relèvent effectivement d’une autorité institutionnelle reconnue. La multiplication des réunions de coordination ne saurait, à elle seule, résoudre cette question centrale de souveraineté.
À Zawiya, comme dans d’autres secteurs de l’ouest libyen, la stabilité dépend largement de la capacité des autorités à prévenir les affrontements, à protéger les populations et à limiter les rivalités entre groupes armés.
L’appel à préserver les biens publics et privés et à défendre l’intérêt national témoigne de ces préoccupations. Mais la consolidation de la sécurité exige davantage que des engagements formulés au sommet : elle suppose des mécanismes de contrôle opérationnels, une responsabilité clairement établie en cas de débordement et une intégration durable des forces dans un appareil étatique cohérent.
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