Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a levé la suspension du commissaire national de police, Fannie Masemola, qui reprendra ses fonctions le 19 octobre après l’abandon des poursuites engagées contre lui pour des faits présumés liés à la gestion des marchés publics.
La présidence sud-africaine a annoncé vendredi la levée de la suspension du Commissaire de police Fannie Masemola, une mesure conservatoire, prononcée en avril après la comparution du responsable devant la justice pour des violations présumées de la loi sur la gestion des finances publiques (PFMA).
Le parquet avait ordonné le retrait des charges le 15 septembre, avant leur abandon officiel par le tribunal de première instance de Prétoria, le 22 septembre. Selon les procureurs, le réexamen du dossier a conclu à l’insuffisance des preuves pour obtenir une condamnation.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’un scandale lié à l’attribution d’un contrat de services de santé et de bien-être destinés aux policiers à Medicare24 Tshwane District, une entreprise associée à l’homme d’affaires controversé Vusimuzi « Cat » Matlala. Des soupçons d’irrégularités dans la procédure de passation de ce marché ont conduit à une enquête plus large sur des faits présumés de corruption.
Fannie Masemola faisait face à quatre chefs d’accusation liés à la PFMA, en sa qualité de responsable comptable du Service de police sud-africain (SAPS). Les charges concernaient notamment ses obligations en matière de supervision des marchés publics et de respect des règles de gestion financière.
D’après des informations relayées par les médias sud-africains, le contrat avait été annoncé pour un montant de 360 millions de rands. Plus de 50 millions de rands auraient toutefois été versés avant son annulation, à la suite d’un audit interne qui aurait révélé des irrégularités.
JN/lb/te/Sf/APA





