Abidjan abrite, du 25 au 27 février 2025, un séminaire visant à renforcer le rôle des femmes dans la prévention et la lutte contre le terrorisme, à travers la recherche, la formation et la coopération.
Placé sous le thème « Femmes et violences extrémistes en Afrique : comment renforcer leur rôle dans la prévention et la lutte contre le terrorisme ? », un séminaire est organisée à Abidjan par l’Institut de recherche stratégique (IRS) de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT).
Cet événement qui se tient en partenariat avec l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), réunit des chercheurs, des experts et praticiens, des représentants du gouvernement, ainsi que des membres d’associations civiles et des ONG.
Le directeur général de l’AILCT, le général de Brigade Kouamé Joseph Alla, a rappelé que cet événement vise à mieux comprendre les enjeux et défis d’une approche inclusive du genre dans la lutte contre l’extrémisme, mais aussi à formuler des recommandations pouvant être intégrées dans des modules de formation pour accroître les capacités des femmes.
« Nous devons réfléchir ensemble aux meilleures stratégies pour les intégrer pleinement dans les processus de décision en matière de sécurité, et particulièrement dans la lutte contre le terrorisme. Cela inclut une meilleure représentation des femmes au sein des institutions sécuritaires », a-t-il soutenu.
M. Moussa Diarassouba, le directeur de cabinet et représentant de Mme Nassénéba Touré, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a souligné que ce séminaire constitue « une opportunité unique » pour approfondir les réflexions et les actions des femmes contre le terrorisme.
Il a fait état du dispositif de la deuxième génération du Plan d’action national (PAN) pour la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, qui s’étend sur une période de cinq ans.
Ce plan, a-t-il précisé, constitue un cadre stratégique essentiel pour répondre aux défis posés par les conflits, les violences basées sur le genre et les menaces terroristes, tout en renforçant la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité.
Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des solutions concrètes et durables pour renforcer le rôle des femmes, encourager leur participation aux processus de décision, et développer leurs capacités à travers la formation.
De son côté, la représentante de l’UNITAR, Mme Kerstin Bartsch, a fait observer que le terrorisme constitue un obstacle majeur au développement économique et social des régions et des pays qu’il frappe.
« Il affecte particulièrement la santé des femmes, limite leur participation à la vie publique et restreint leur accès à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi et aux activités génératrices de revenus », a-t-elle déclaré.
Ce séminaire se tient dans le cadre d’un projet visant à renforcer le rôle des femmes dans la prévention et la lutte contre le terrorisme. Son objectif est d’examiner la relation entre terrorisme, prévention et radicalisation, tout en mettant en lumière le rôle clé que jouent les femmes dans ces domaines.
AP/Sf/APA