Le gouvernement d’Egypte a appelé samedi les différentes parties à « la plus grande retenue » à la veille de la réouverture du point de passage de Rafah, et condamné « dans les termes les plus forts » les nouvelles frappes israéliennes à Gaza.
Le Caire «appelle toutes les parties à assumer pleinement leurs responsabilités à ce stade délicat » et à «éviter toute action susceptible de compromettre le processus actuel», indique le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ces déclarations font suite à des frappes aériennes israéliennes qui ont fait, samedi, 32 morts au moins selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza.
Israël doit rouvrir de manière limitée dimanche le poste-frontière de Rafah situé entre le territoire palestinien et l’Egypte.
Selon des médias, le point de passage ouvre ce dimanche « à titre d’essai » pour permettre le passage de blessés avant une ouverture régulière lundi.
« Aucun accord n’a pour l’instant été conclu sur le nombre de Palestiniens autorisés à entrer et à sortir », ont déclaré des sources à l’AFP, précisant que l’Egypte prévoyait de permettre l’entrée à « tous les Palestiniens qu’Israël autorisera à sortir ».
Le point de passage est fermé depuis que les forces israéliennes en ont pris le contrôle en mai 2024, à l’exception d’une réouverture limitée début 2025, dans le cadre d’une précédente trêve qui a échoué. C’est le seul point d’entrée et de sortie entre la bande de Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël.
Son ouverture est prévue par le plan de cessez-le-feu du président américain Donald Trump, entré en vigueur le 10 octobre.
La réouverture de Rafah était attendue au cours de la première phase de la trêve, mais les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase alors qu’Israël et le Hamas s’accusent mutuellement et quotidiennement de violer le cessez-le-feu.
AK/Sf/APA





