Des responsables militaires libyen et soudanais actent à Tripoli un approfondissement de leur coopération sécuritaire face aux défis régionaux.
Une rencontre de haut niveau s’est tenue à Tripoli entre le chef d’état-major libyen, le lieutenant-général Salah al-Din al-Namroush, et le directeur du renseignement militaire soudanais, le lieutenant-général Mohamed Sabir, consacrée au renforcement des liens militaires et sécuritaires entre les deux pays.
Selon le bureau de presse de l’état-major général libyen, cet échange s’inscrit dans une dynamique de coordination accrue face à un environnement régional marqué par des enjeux sécuritaires persistants.
Les discussions ont porté en priorité sur le partage de renseignements et le développement de mécanismes conjoints pour faire face aux menaces transfrontalières. Les deux responsables ont également évoqué la nécessité d’améliorer l’efficacité des dispositifs de sécurité, en consolidant les canaux de communication opérationnelle entre leurs institutions respectives. Les autorités libyennes ont indiqué que cette approche vise à structurer une coopération durable et réactive.
Ce rapprochement s’appuie sur des liens historiques entre les deux pays, mis en avant par Salah al-Din al-Namroush qui a souligné l’importance d’une coordination plus étroite pour soutenir la stabilité régionale. Cette orientation reflète une volonté partagée de renforcer la sécurité dans un espace sahélo-saharien exposé à des flux transfrontaliers sensibles, notamment en matière de circulation de groupes armés et de trafics.
Dans le prolongement de ces échanges, les deux parties ont convenu d’élargir leurs programmes de formation conjoints et d’intensifier le partage d’expertise militaire. Cette coopération opérationnelle vise à améliorer la préparation des forces et à harmoniser certaines doctrines d’intervention, dans un cadre qualifié de «partenariat stratégique» par les autorités libyennes.
À travers ce dialogue renforcé, Tripoli et Khartoum cherchent à consolider leur position dans l’architecture sécuritaire régionale, alors que plusieurs pays africains privilégient désormais des approches bilatérales pour répondre aux défis sécuritaires. Cette dynamique illustre une recomposition progressive des alliances militaires sur le continent, avec un accent mis sur la coordination directe et l’échange de capacités.
MK/AK/Sf/APA







