Ouverte le 13 avril 2026 à Bamako, la 14e session de la commission tripartite entre le Mali, le Burkina Faso et le HCR examine les conditions d’un retour volontaire et sécurisé des réfugiés, dans un contexte où les déplacements forcés demeurent l’un des principaux marqueurs de la crise sahélienne.
Les discussions autour du retour des réfugiés, entre le Mali, le Burkina et le HCR, se tiennent à l’Hôtel Salam, deux ans après la 13e session organisée à Ouagadougou, qui avait débouché sur un accord révisé entre les parties. À Bamako, les délégations doivent notamment se prononcer sur un plan d’action commun, les garanties de protection à offrir aux personnes concernées et les conditions concrètes d’un retour durable dans des zones encore marquées par l’insécurité.
Selon les données les plus récentes du portail opérationnel du HCR, le Mali comptait, au 28 février 2026, 180 619 réfugiés enregistrés, 97 020 préenregistrés, 13 645 non enregistrés et 315 demandeurs d’asile, soit plus de 291 000 personnes au total. Parmi les réfugiés enregistrés, 126 363 viennent du Burkina Faso et 37 256 du Niger. Les régions de Mopti, Gao et Ménaka concentrent à elles seules l’essentiel de cet accueil.
Le déplacement des Maliens hors du pays reste lui aussi massif. En Mauritanie, le HCR recensait en 2026 plus de 160 000 réfugiés et demandeurs d’asile maliens, tandis que le Burkina Faso accueillait encore 41 765 réfugiés à la mi-2025, principalement maliens. Ces chiffres donnent la mesure d’une crise régionale qui dépasse largement le cadre bilatéral entre Bamako et Ouagadougou.
La réunion de Bamako se tient enfin dans un pays qui compte encore 414 524 déplacés internes, selon les données officielles les plus récentes reprises par le HCR. Pour les trois parties, l’enjeu n’est pas seulement humanitaire : il s’agit aussi de déterminer si les conditions de sécurité, d’accès aux services et de réintégration sont réunies pour transformer le principe du retour volontaire en une solution réellement applicable.
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