En visite au Bénin et au Cameroun, le commandant d’AFRICOM, le général Dagvin Anderson, a averti que sans partenariats solides, l’Afrique pourrait devenir l’épicentre d’une menace comparable au 11 septembre.
Le commandant de l’Africa Command (AFRICOM), le général Dagvin Anderson, a effectué une visite du 16 au 20 septembre au Bénin et au Cameroun, au cours de laquelle il a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une action coordonnée face à l’évolution du terrorisme en Afrique de l’Ouest.
À Cotonou, Anderson a rencontré le président Patrice Talon, le ministre de la Défense Alain Fortunet Nouatin, le chef d’état-major général des armées, le général de division Fructueux Gbaguidi, ainsi que l’ambassadeur américain Brian Shukan. À Yaoundé, il s’est entretenu avec le président Paul Biya, le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo, le général Donatien Melingui Nouma, et l’ambassadeur des États-Unis Christopher John Lamora.
Les discussions ont porté sur les menaces terroristes issues du Sahel, la sécurité maritime et le renforcement des capacités militaires. Le général Anderson a prévenu : « Le terrorisme a évolué et nécessite une vigilance accrue ainsi qu’une action coordonnée. Sans partenariat solide, l’Afrique risque de devenir le prochain foyer d’une menace comparable au 11 septembre ». Le 11 septembre 2001, des attentats coordonnés menés par le groupe Al-Qaïda contre les États-Unis ont fait près de 3 000 morts, principalement à New York et Washington.
Le commandant d’AFRICOM a rappelé que la coopération sécuritaire avec les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest vise à développer des stratégies antiterroristes, à sécuriser les voies maritimes contre la piraterie et la pêche illégale, et à renforcer la formation des forces armées locales. Il a souligné que son commandement continuera à appuyer les solutions régionales par la formation, le transfert d’équipements et la consolidation des institutions de défense.
Cette première tournée du général Anderson dans la région depuis sa prise de fonction vient consolider les partenariats sécuritaires entre les États-Unis et ses alliés africains, alors que l’Afrique est désormais perçue par Washington comme l’épicentre d’une menace terroriste en pleine mutation.
Le Cameroun est confronté à l’activisme de Boko Haram dans la région du lac Tchad, tandis que le nord du Bénin subit régulièrement des attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
AC/Sf/APA






