Vingt-sept Ougandais qui avaient été enrôlés pour combattre aux côtés de l’armée russe en Ukraine auraient été tués ou seraient présumés morts, a révélé l’ambassade de l’Ouganda à Moscou dans une lettre adressée à son ministère des Affaires étrangères.
Cette lettre, consultée jeudi par Reuters, énumère les noms de 11 Ougandais dont le décès a été confirmé et de 16 autres dont les corps n’ont pu être localisés, y compris parmi les prisonniers de guerre.
L’ambassade de l’Ouganda a indiqué avoir reçu ces informations dans une correspondance du ministère russe des Affaires étrangères. Un responsable du ministère ougandais des Affaires étrangères a confirmé l’authenticité du document. De son côté, l’ambassade de Russie à Kampala n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaire.
Les informations faisant état d’hommes africains attirés en Russie par des promesses d’emploi et se retrouvant ensuite sur la ligne de front en Ukraine se multiplient, suscitant l’indignation dans plusieurs pays du continent, notamment au Kenya, au Ghana et en Afrique du Sud.
L’année dernière, l’Ukraine a déclaré que plus de 1 400 citoyens issus de divers pays africains combattaient aux côtés des forces russes sur son territoire, certains ayant été recrutés par la ruse. Les autorités russes, quant à elles, ont toujours nié avoir recruté illégalement des ressortissants africains pour les envoyer au front.
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