Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé mardi à renforcer les principes qui fondent la magistrature, à l’ouverture de l’année judiciaire 2026-2027.
Le chef de l’État gabonais, également président du Conseil supérieur de la magistrature, a pris part à l’audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, organisée au Palais de Justice de Libreville, où il a insisté sur le renforcement des principes de la magistrature.
Les interventions ont notamment porté sur l’impartialité, la probité, la dignité, l’indépendance et le respect de la loi, présentés comme des principes essentiels au fonctionnement de la justice dans le cadre de la 5e République.
La refondation de l’appareil judiciaire ne saurait, selon les autorités, se limiter à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des conditions de travail. Elle doit également consolider les principes qui encadrent l’exercice de la magistrature et la relation entre les juridictions et les citoyens.
La justice doit être rendue au nom du peuple gabonais, dans le respect de la loi et sans considération liée au statut ou à l’influence des justiciables, afin de renforcer la confiance dans l’institution.
Trois hauts magistrats récemment nommés à l’issue des travaux du Conseil supérieur de la magistrature tenus à Port-Gentil ont par ailleurs été installés dans leurs fonctions.
André Wora Alonda devient Premier président de la Cour de cassation, Jean-Gaspard Mintsa Ondo Commissaire général à la loi près le Conseil d’État et Pamphile Moussavou Ibouanga Premier président de la Cour des comptes.
Les nouveaux responsables ont placé leur mandat sous le signe de l’exemplarité, de la responsabilité et du respect des règles professionnelles.
L’exercice 2025-2026 a également fait l’objet d’un bilan, avec plusieurs actions destinées à améliorer le service public de la justice et l’accès des populations aux juridictions.
Parmi les réalisations citées figurent l’ouverture du Tribunal d’Akanda et la livraison du complexe judiciaire du Tribunal de Libreville, qui regroupe désormais les juridictions du premier degré.
La présence du président de la République a ainsi marqué l’importance accordée au fonctionnement de la justice dans le cadre de la 5e République.
L’année judiciaire 2025-2026 a été officiellement clôturée, laissant place à l’exercice 2026-2027.
TE/Sf/APA





