La Banque centrale de Libye prévoit d’abolir la taxe sur les importations de marchandises et d’instaurer un taux de change officiel unique fixé à 6,37 dinars pour un dollar, dans le but de réduire les distorsions sur le marché des devises et d’alléger le coût des produits pour les consommateurs.
Selon une source interne à l’institution monétaire, la Banque centrale de Libye entend appliquer une décision adoptée par le président de la Chambre des représentants visant à supprimer la taxe imposée sur les marchandises importées. Dans ce cadre, un taux de change unique de 6,37 dinars pour un dollar serait appliqué à l’ensemble des opérations en devises, y compris les dépenses personnelles des citoyens, les frais d’éducation à l’étranger et les soins médicaux.
La même source précise que la Banque centrale n’autorisera plus aucune taxe sur les allocations de devises étrangères destinées aux particuliers. Les importations de biens réalisées par les commerçants seraient également exemptées de cette taxe. Les autorités monétaires estiment que cette mesure devrait bénéficier directement aux ménages, en réduisant le coût des produits importés dans un pays fortement dépendant des approvisionnements extérieurs.
Dans ce contexte, la Banque centrale prévoit d’accélérer les procédures d’autorisation pour l’importation de biens jugés prioritaires. Cette orientation s’inscrit dans un environnement budgétaire relativement plus favorable, marqué par une hausse des recettes pétrolières, principale source de revenus de l’État libyen.
L’institution monétaire envisage par ailleurs d’introduire à partir du mois d’avril de nouveaux mécanismes pour la vente de devises étrangères à des fins personnelles. Ceux-ci incluraient notamment des services de recharge via cartes bancaires, présentés comme une alternative destinée à permettre aux citoyens d’utiliser plus facilement leurs allocations en devises.
Actuellement, le taux de change appliqué par la Banque centrale pour les allocations personnelles est d’environ 7,4 dinars pour un dollar, tandis que le billet vert s’échange à plus de 10,80 dinars sur le marché parallèle, illustrant les fortes tensions persistantes sur le marché des changes dans le pays.
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