Le Maroc et la Chine ont convenu de renforcer leur coopération dans les domaines agricole et hydrique face aux défis climatiques et à la pression accrue sur les ressources naturelles.
Le ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, s’est entretenu, lundi 1er décembre à Marrakech, avec le ministre des Ressources en eau de la République populaire de Chine, Li Guoying, sur les moyens de renforcer la coopération multidimensionnelle dans les domaines agricole et hydrique, avec un accent particulier sur la sécurité hydrique et la souveraineté alimentaire.
Lors de cette rencontre, tenue en marge des travaux de la 19e édition du Congrès mondial de l’eau, indique-t-on auprès du département marocain de l’agriculture, les deux parties ont mis en exergue leur volonté commune de valoriser les ressources hydriques en tant que levier de stabilité économique et de développement durable, face aux défis climatiques et à la pression accrue sur les ressources naturelles. Elles ont souligné la nécessité de consolider l’échange d’expertises et de technologies dans les domaines de l’irrigation, de la gestion de l’eau et du dessalement, afin d’assurer une répartition équitable et efficiente des ressources entre les différents bassins hydrauliques.
Le ministre marocain s’est félicité de la coopération agricole bilatérale notamment en matière de recherche agronomique, de transfert de technologies, de modernisation de l’agriculture et de développement des capacités humaines et institutionnelles. Il a également rappelé l’intégration du Maroc dans le projet chinois intitulé « Ceinture et Route » depuis 2017, ainsi que le suivi de la mise en œuvre du plan de coopération conjointe dans le cadre de cette initiative depuis janvier 2022, y compris les projets de la « Ceinture verte » visant à lutter contre la désertification et à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables.
Le ministre a fait remarquer que le Maroc aspire à tirer profit de l’expertise chinoise dans les technologies d’irrigation goutte-à-goutte, de filtration de l’eau et de transfert inter-bassins, passant en revue les projets nationaux de dessalement de l’eau, destinés à réduire la pression sur les ressources conventionnelles et à en garantir la durabilité à l’horizon 2030, notamment la station de Jorf Lasfar (en cours d’extension), la future station de Casablanca (la plus grande d’Afrique), ainsi que de nouveaux projets à Nador, Tanger, Dakhla et Tiznit. Il a insisté sur l’importance de l’investissement dans les énergies renouvelables et l’agriculture moderne, ainsi que sur l’établissement de partenariats public-privé, mettant l’accent sur l’échange de savoir-faire et de bonnes pratiques pour garantir la sécurité hydrique et alimentaire et accompagner les efforts de la coopération Sud-Sud au service des intérêts des deux pays, tout en offrant des opportunités prometteuses de partenariat en Afrique.
De son côté, M. Guoying a indiqué que la Chine s’attelle à parvenir à des solutions conjointes avec ses pays partenaires, dont le Maroc, pour faire face aux défis du changement climatique et assurer la sécurité hydrique, évoquant les efforts considérables déployés par la Chine dans le secteur agricole, notamment en matière de filtration des eaux et d’adoption de l’irrigation goutte-à-goutte, en plus des technologies et mesures avancées visant à préserver les ressources hydriques et à améliorer la productivité agricole.
Il a mis l’accent sur l’importance de l’échange de connaissances et d’expériences entre la Chine et le Maroc afin de développer des partenariats concrets capables de relever les défis environnementaux et de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique dans la région.
Les deux parties ont convenu de poursuivre le transfert d’expertises et de bonnes pratiques en matière de gestion des ressources hydriques et agricoles au profit de partenaires, notamment en Afrique, tout en appelant au renforcement de la coopération et de l’échange de connaissances pour assurer la durabilité des infrastructures et répondre aux besoins futurs de l’agriculture au niveau des deux pays.
AK/Sf/APA







