Les États-Unis ont annoncé des restrictions de visas ciblant des responsables du TPLF accusés de compromettre le processus de paix au Tigré, sur fond de craintes d’une reprise du conflit dans le nord de l’Éthiopie.
Les États-Unis ont annoncé l’imposition de restrictions de visas visant des membres qualifiés de « durs » du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ainsi que leurs proches, les accusant de compromettre les efforts de paix dans le nord de l’Éthiopie.
Dans un communiqué publié jeudi, le porte-parole du Département d’État américain, Thomas « Tommy » Pigott, a indiqué que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, agissait en vertu de la législation américaine sur l’immigration pour sanctionner les personnes jugées responsables ou complices de l’aggravation de la crise au Tigré.
Washington affirme que la montée des tensions entre les dirigeants du TPLF et le gouvernement fédéral éthiopien fait craindre une reprise du conflit dans le nord du pays, avec des répercussions potentielles sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique. Les autorités américaines rappellent que des affrontements ont opposé cette année des éléments des forces de sécurité du Tigré et de l’armée éthiopienne, une première confrontation directe depuis la fin de la guerre de 2020-2022.
Selon le Département d’État, des centaines de milliers de civils auraient déjà quitté leurs foyers par crainte d’un retour des hostilités. Washington souligne que le conflit du Tigré a causé la mort de centaines de milliers de personnes et provoqué une grave crise humanitaire marquée par la famine et l’effondrement des services de santé.
Les États-Unis affirment qu’ils continueront à soutenir les populations éthiopiennes, y compris celles du Tigré, tout en utilisant « tous les outils disponibles » pour promouvoir la reddition de comptes des responsables qui menacent la paix et la stabilité dans la région.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes au Tigré. En mai, le TPLF a réaffirmé son contrôle sur l’administration régionale en rétablissant l’ancien conseil législatif et en désignant son dirigeant, Debretsion Gebremichael, à la tête de la région, une initiative considérée par plusieurs observateurs comme contraire à certaines dispositions de l’accord de paix de Prétoria ayant mis fin à la guerre civile.
AC/Sf/APA







