La célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été marquée vendredi 4 avril par un défilé riche en symboles et en messages forts, une occasion pour le président Bassirou Diomaye Faye de réaffirmer son engagement pour la souveraineté nationale et la consolidation de l’unité du pays.
Soixante-cinq ans après son indépendance, le Sénégal a organisé vendredi une fête nationale en grande pompe sur l’ex-Boulevard Général De Gaulle rebaptisé du nom de l’ancien président du Conseil Mamadou Dia. Sous la présidence de Bassirou Diomaye et en présence de ses homologues gambien, mauritanien et bissau-guinéen, le défilé a mis en avant la richesse culturelle et historique du Sénégal.
Sous le regard joyeux et fier du public, le passage des différents royaumes traditionnels a rappelé l’héritage des grandes civilisations qui ont façonné l’histoire nationale, renforçant ainsi l’ancrage identitaire.
Par ailleurs, l’intégration africaine a été mise en avant à travers une séquence où des jeunes en rollers ont défilé en portant les drapeaux de plusieurs pays africains, symbolisant la solidarité et la coopération continentale.
La diversité culturelle a également été célébrée avec éclat. Les ethnies diola, sérère et pulaar ont été mises en avant, témoignant de la richesse du tissu social sénégalais et de l’importance de la cohésion sociale.
Debout sur l’avenue qui porte désormais le nom du Président Mamadou Dia, le président Faye s’est d’abord rappelé dans son discours une phrase prononcée en 1961 par le premier chef du gouvernement sénégalais, appelant à un engagement renforcé pour la paix et le développement dans la région.
« Je voudrais vous demander, chers hôtes, de bien vouloir accepter de vous faire les interprètes auprès des peuples et des gouvernements que vous représentez de notre sympathie sincère et de notre profond désir de coopération pour bâtir cet univers de paix et de développement harmonieux indispensable au bonheur des hommes et des peuples », a-t-il dit à ses hôtes, le Gambien Adama Barrow, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalò.
Le chef de l’Etat sénégalais a ensuite mis en avant le professionnalisme des forces de défense et de sécurité sénégalaises.
« Votre professionnalisme honore notre République », a-t-il souligné, félicitant les forces armées, la gendarmerie, ainsi que les participants civils et anciens combattants ayant pris part au défilé.
Sur le plan militaire et civil, le défilé a mobilisé 29 formations civiles regroupant 1 499 participants, 397 véhicules et 141 motos des forces de défense et de sécurité, ainsi que 14 aéronautes de l’armée de l’air. Dix écoles de formation militaire et paramilitaire, soit un effectif de 1 172 personnes, ont également pris part à l’événement, aux côtés de 22 formations militaires et paramilitaires totalisant 3 425 défilants. Enfin, 66 chevaux de l’escadron monté de la gendarmerie ont apporté une touche solennelle à cette parade.
Face aux menaces sécuritaires croissantes dans la région, le president Faye a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités militaires du pays.
« Nous devons nous préparer à faire face aux menaces, en parfaite intelligence avec nos voisins et tous les pays épris de paix, car les périls sécuritaires transcendent les frontières », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « C’est cela qui justifie la montée en puissance de nos armées et les investissements dans les équipements militaires, que nous poursuivrons pour assurer notre défense et notre sécurité, ainsi que notre stabilité ».
Enfin, Bassirou Diomaye Faye a placé la modernisation technologique des forces de défense au cœur de ses priorités.
« Le soutien à la modernisation technologique et industrielle de nos armées, dans toutes leurs composantes, est un impératif de premier ordre pour l’accomplissement efficace de leurs missions », a-t-il déclaré.
Clôturant son discours, il a réitéré son engagement envers l’unité nationale et la coopération africaine.
ODL/ac/Sf/APA