Réuni en Conseil des ministres mercredi à Dakar, le gouvernement sénégalais a adopté un projet de loi modifiant le Code pénal, notamment l’article 319 relatif aux « actes contre nature », dans un contexte marqué par des interpellations liées à ces faits.
Le Conseil des ministres tenu mercredi 18 février 2026 à Dakar a examiné et adopté un projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal, selon un communiqué du Bureau d’information et de communication du gouvernement (BIC-GOUV).
Le texte prévoit une modification de l’article 319 avec une précision de la définition des actes contre nature, un durcissement des peines ainsi que l’intégration de l’apologie et du financement de ces types d’actes dans le champ des sanctions.
La porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, a indiqué que cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’arsenal juridique en matière pénale.
L’adoption de ce projet de loi intervient dans un contexte marqué par des arrestations liées à des faits qualifiés d’« actes contre nature » et à des soupçons de propagation volontaire du VIH. Plusieurs personnes, dont des figures médiatisées, ont été interpellées ces dernières semaines par la gendarmerie, selon des sources médiatiques.
Parallèlement, des organisations de la société civile ont multiplié les prises de position publiques pour réclamer une criminalisation plus explicite de l’homosexualité, alimentant le débat national autour de la réforme du Code pénal.
Le projet de loi devra désormais être soumis à l’examen de l’Assemblée nationale pour adoption définitive, conformément à la procédure législative en vigueur au Sénégal.
AC/Sf/APA







