En Afrique de l’ouest, plusieurs développements politiques et sécuritaires marquent l’actualité de plusieurs pays, du Niger au Bénin, en passant par le Burkina Faso et le Sénégal, a constaté jeudi APA.
Le Niger prévoit de se doter d’un Data Center et de déployer 1 000 km de fibre optique sur des axes et tronçons à travers le pays, selon Sidi Mohamed Raliou, ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie numérique. Ce dernier a annoncé à l’Agence nigérienne de presse la construction imminente de ce Data Center et l’installation de quelque 1 031 km de fibre optique sur les principaux axes du pays.
Parallèlement, Le Monde Afrique rapporte que 16 civils ont été tués lors de deux attaques menées par des « bandits armés ». Ces offensives ont visé des villages de la région de Dosso, située dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière avec le Nigeria et le Bénin, précise le journal.
Au Burkina Faso, Le Monde Afrique indique que trois jihadistes ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour les attaques de mars 2018. Ces assauts, qui ont ciblé l’état-major de l’armée et l’ambassade de France à Ouagadougou, ont fait huit victimes. L’opération avait été revendiquée par le groupe GSIM, affilié à Al-Qaida.
De son côté, Bénin Web TV rapporte que des unités d’artillerie béninoises bénéficient actuellement d’une formation dispensée par 12 techniciens chinois. Cette initiative fait suite à la cession par la Chine, en 2024, de matériel d’artillerie au Bénin, dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de l’armée.
Maliweb évoque également la signature d’un accord d’un montant de 25 milliards de FCFA entre le Mali et le Qatar. Ces fonds seront utilisés pour renforcer les services sociaux de base et améliorer le bien-être de la population, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la sécurité alimentaire, selon le média malien.
En Côte d’Ivoire, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a répondu aux demandes de l’opposition politique qui réclame un dialogue avant la tenue de l’élection présidentielle. « Le Chef de l’État a mis en place des institutions qui fonctionnent, qu’ils s’adressent à elles », a-t-il déclaré sur Abidjan.net.
Au Sénégal, Le Quotidien rapporte que le parti au pouvoir, Pastef, a rejeté une proposition de loi déposée par le député Thierno Alassane Sall visant à abroger l’amnistie votée à la veille de la présidentielle de mars 2024 pour les faits criminels liés aux manifestations politiques sous l’ancien régime.
La majorité estime que la proposition ne respecte pas les exigences constitutionnelles en matière budgétaire. En revanche, celle de Amadou Bâ de Pastef, qui se réfère à une « interprétation de la loi d’amnistie », a été validée par le Bureau et envoyée à l’Exécutif pour avis et observations. Cette démarche laisse présager une probable abrogation partielle de l’amnistie, selon le journal sénégalais.
ODL/ac/Sf/APA