La situation économique et politique en Afrique de l’Ouest suscite divers débats relayés par les médias, allant de la présidentielle d’octobre prochain en Côte d’Ivoire aux fluctuations sur la production du cacao dans ce pays, en passant par les conséquences de la suspension de l’aide américaine au Sénégal.
En Côte d’Ivoire, Fraternité Matin se montre rassurant quant à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Selon l’agence américaine Fitch, cette consultation électorale ne représenterait pas une menace pour l’économie ivoirienne. Au contraire, elle souligne que l’économie ivoirienne garde des bases solides, comme en témoigne le maintien de la note BB- avec une perspective stable attribuée par Fitch Ratings, rapporte le journal.
Cependant, Le Monde Afrique évoque des « odeurs de cacao et de contrebande », soulignant que, bien que le prix d’achat du cacao au producteur a augmenté de 20 % en septembre 2024, il reste encore bien inférieur aux cours mondiaux. Cette différence de prix est exploitée par les trafiquants, qui ont fait disparaître 50 000 tonnes de cacao entre octobre et décembre 2024.
Au Togo, Republicoftogo note une « faible pluviosité » dans le nord du pays, précisant que l’année 2024 a été la moins pluvieuse des cinq dernières années, selon le bilan climatique de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET). Cette situation est attribuée aux changements climatiques perturbant les cycles saisonniers et intensifiant les périodes de sécheresse prolongée.
Jeune Afrique met l’accent sur les cinq candidats à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), une femme et quatre hommes. Les inscriptions ont été clôturées le 31 janvier à 17h, heure d’Abidjan, et l’institution ne devrait pas communiquer officiellement avant le 21 février, précise le journal.
S’agissant de l’Alliance des États du Sahel (AES), L’Essor rapporte que le visa du Liptako, qui permettra la libre circulation des personnes originaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger, sera « bientôt » disponible, facilitant ainsi les échanges entre les trois pays membres du bloc, qui ont quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Au Sénégal, EnQuête exprime des inquiétudes concernant un « effet domino » après la suspension par le président américain Donald Trump de l’aide américaine à plusieurs secteurs : sécurité, électricité, industries extractives, santé, etc. « Des projets, notamment ceux du Millennium Challenge Account (MCA), sont à l’arrêt, et des travailleurs se retrouvent dans l’incertitude », souligne le quotidien.
La suspension du MCA plonge « le Sénégal dans le noir », selon Le Quotidien. Ce gel de l’aide publique américaine prive l’Etat sénégalais de plus de 300 milliards de francs CFA, selon Sud Quotidien. Cependant, le Premier ministre Ousmane Sonko, en déplacement lundi dans le nord du pays, a insisté sur le fait que le Sénégal ne doit pas dépendre de l’aide étrangère pour se développer.
Pour Walf Quotidien, ces mesures sévères de la nouvelle administration américaine relèvent des « dégâts collatéraux d’une guerre commerciale » entre les Etats-Unis et des puissances concurrentes comme la Chine. Selon un spécialiste, interrogé par le journal, le secteur pétrolier sénégalais, qui commence à se mouvoir, « risque d’en faire les frais ».
ODL/Sf/ac/APA





