La production industrielle d’or repart à la hausse au Mali, tandis que le gouvernement ivoirien réduit le prix du chinchard et du maquereau après la mobilisation des commerçantes. Au Sénégal, le dialogue s’ouvre entre le gouvernement et les syndicats en grève, pendant que le Burkina Faso soutient ses aviculteurs, et que les pays de l’AES travaillent à harmoniser leurs dispositifs judiciaires.
Au Sénégal, le gouvernement tente de renouer le dialogue avec les syndicats mobilisés. Selon Pressafrik, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a reçu jeudi 22 octobre une délégation du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), conduite par Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS).
La rencontre, organisée à la demande du président du Haut Conseil du dialogue social, Faly Seck, a permis aux représentants syndicaux d’exposer leurs préoccupations. Le ministre a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à privilégier la concertation et à apporter des réponses aux acteurs du monde du travail. Cette initiative intervient alors que le FSDT poursuit une grève générale de 72 heures, entamée le 21 octobre et prévue jusqu’au vendredi 23 octobre.
Au Mali, le secteur aurifère enregistre un rebond de sa production industrielle au premier semestre 2026. D’après Maliweb, le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé une production de 23,5 tonnes sur les six premiers mois de l’année, contre environ 18 tonnes à la même période en 2025, soit une progression de plus de 30 %. Cette reprise intervient après le recul de 22,9 % enregistré en 2025, lorsque la production industrielle était tombée à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024. Les autorités visent désormais 43,2 tonnes pour l’ensemble de 2026.
Le gouvernement entend également renforcer les retombées économiques et territoriales de l’exploitation minière, avec plus de 127,5 milliards de FCFA mobilisés en 2025 et au premier semestre 2026 pour le développement local et les infrastructures, selon les chiffres présentés par le ministre. La lutte contre l’exploitation minière illégale figure aussi parmi les priorités, avec la mise en place d’une Brigade spéciale des mines dotée d’une compétence nationale.
Au Burkina, les autorités poursuivent leur soutien à la production avicole à travers l’opération « zéro poulailler vide ». Sidwaya rapporte que le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a remis jeudi des kits composés de volailles et d’aliments à des exploitants de Mogdin et de Gampéla, dans la commune de Saaba, près de Ouagadougou. Lancée le 21 août 2026 dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, l’initiative vise à renforcer les capacités d’au moins 500 aviculteurs modernes et traditionnels.
Selon le directeur général des productions animales, Emilien Bakoné, 516 bénéficiaires ont été retenus sur les 24 000 personnes inscrites sur la plateforme du ministère. Les kits varient selon le type d’élevage et comprennent notamment des poussins ou des volailles adultes, des aliments et un accompagnement vétérinaire.
Au Niger, la coopération judiciaire entre les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) était au centre d’une audience accordée jeudi par le président Abdourahamane Tiani à une délégation burkinabè et malienne. Selon l’Agence nigérienne de presse (ANP), la délégation séjourne à Niamey dans le cadre de la rentrée judiciaire 2026-2027.
Le ministre burkinabè de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, accompagné du représentant du ministère malien de la Justice, Berthe Ibrahim, a indiqué que les échanges avaient porté sur les principaux chantiers juridiques et judiciaires engagés au niveau des trois pays. La délégation a également reçu des orientations du chef de l’État nigérien pour accélérer la finalisation des projets communs. L’objectif affiché est de doter la Confédération d’outils juridiques susceptibles d’accompagner sa quête de souveraineté et de renforcer la coopération entre ses États membres.
En Guinée, le parquet général de Conakry entend intensifier la lutte contre la criminalité et le trafic de stupéfiants. AfricaGuinée indique que le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a émis jeudi une réquisition demandant à la gendarmerie et à la police de mener, sans délai, des opérations coordonnées avec les procureurs compétents.
Les interventions doivent cibler notamment les zones criminogènes, les bâtiments et chantiers abandonnés utilisés à des fins délictueuses, les lieux de recel ainsi que les points de vente et de consommation de stupéfiants. Les forces de sécurité sont également appelées à démanteler les installations illégales et à interpeller les personnes impliquées afin qu’elles soient présentées à la justice. Le procureur général rappelle toutefois que le recours à la force doit rester strictement nécessaire et proportionné, avec la transmission régulière de comptes rendus sur les opérations.
En Côte d’Ivoire, le gouvernement a obtenu une baisse du prix du carton de chinchard et de maquereau congelés après la mobilisation de commerçantes qui menaçaient de suspendre leurs activités. Selon Abidjan.net, un accord conclu jeudi 22 octobre avec les acteurs de la filière ramène de 33 000 à 30 500 FCFA le prix du carton de 20 kg de chacune des deux espèces, soit une réduction de 2 500 FCFA.
Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a privilégié la concertation afin de répondre aux revendications et de préserver la paix sociale. Une commission de suivi et un observatoire de la formation des prix et des marges doivent contribuer à vérifier la répercussion de cette baisse jusqu’aux consommateurs. D’autres discussions sont prévues sur les prix des autres espèces de poissons. Cette décision fait suite aux manifestations de vendeuses à Daloa, le 21 octobre, après une mobilisation similaire à Abobo deux jours auparavant.
Au Ghana, les Black Maidens ont arraché un match nul spectaculaire face au Brésil lors de leur deuxième rencontre du groupe C de la Coupe du monde féminine U-17 de la FIFA. D’après Pulse Ghana, les jeunes Ghanéennes ont égalisé à 3-3 à la 85e minute grâce à Priscilla Mensah, entrée en jeu, après avoir été menées à deux reprises. Rafia Osman avait remis les deux équipes à égalité à la 31e minute, avant que Gloria Ameaa ne donne l’avantage au Ghana quatre minutes plus tard. Le Brésil avait égalisé juste avant la pause, puis repris l’avantage en seconde période. Ce résultat permet au Ghana de décrocher son premier point dans la compétition, après une défaite 3-0 contre la Norvège. Les Black Maidens devront battre le Canada lors de leur dernier match de groupe pour renforcer leurs chances de qualification pour la phase à élimination directe.
Sf/APA




