La Libye a été officiellement déclarée « libérée » le 23 octobre 2011, lors d’une cérémonie organisée à Benghazi, dans l’est du pays, par le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique qui a dirigé l’opposition à Mouammar Kadhafi.
Le président du CNT, Moustapha Abdel Jalil, a rendu hommage aux personnes tuées durant les combats et appelé les Libyens à contribuer à la reconstruction du pays. Cette proclamation a marqué l’ouverture d’une nouvelle étape politique, avec la perspective de mettre en place des institutions et d’organiser des élections.
La déclaration est intervenue trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, capturé à Syrte le 20 octobre 2011. Au pouvoir depuis le coup d’État militaire de 1969, l’ancien dirigeant avait dirigé la Libye pendant plus de quatre décennies.
La proclamation de la libération n’a toutefois pas mis fin aux difficultés sécuritaires et politiques. Le pays a ensuite été confronté à la multiplication des groupes armés, aux rivalités entre factions et aux difficultés de reconstruction des institutions étatiques.
Le soulèvement contre Mouammar Kadhafi avait débuté en février 2011, dans le contexte du « printemps arabe ». La répression des manifestations a conduit à un conflit armé et à une intervention internationale sous mandat des Nations Unies, menée notamment par l’OTAN. La chute du régime a ouvert une transition politique qui n’a pas permis d’installer durablement un pouvoir unifié.
Sf/APA





