De Dakar à Accra, en passant par Bamako, Niamey et Ouagadougou, l’actualité ouest-africaine de ce mardi 24 mars est dominée par des enjeux de gouvernance économique, de réformes administratives et de contestations institutionnelles, sur fond de coopération régionale et de valorisation des ressources locales.
Le site Seneweb rapporte que le gouvernement sénégalais a vigoureusement démenti des informations du Financial Times évoquant des emprunts réalisés « en secret » à travers des montages opaques. Dans une mise au point, le ministère des Finances insiste sur la transparence des opérations, réalisées dans le cadre de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme et via des adjudications publiques sur le marché régional. Les autorités assurent que ces financements sont conformes aux lois de finances et partagés avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international, traduisant une volonté de rassurer dans un contexte de surveillance accrue de la dette.
Dans une dynamique différente mais tout aussi révélatrice des défis de gouvernance, Maliweb indique que l’élection à la présidence de la FEMAFOOT se dirige vers un scénario sans concurrence, avec Mahazou Baba Cissé seul candidat retenu après le rejet des autres dossiers pour défaut de parrainage. Cette situation, qui rappelle une précédente élection similaire, relance les interrogations sur la transparence et l’ouverture des instances sportives dans le pays.
Pendant ce temps, au Burkina Faso, des avancées sont mises en avant sur le terrain administratif. Selon Sidwaya, le ministère de l’Enseignement secondaire a traité près de 89 % des dossiers de carrière de ses agents, tout en introduisant une application numérique pour améliorer le suivi. Malgré les contraintes budgétaires et sécuritaires, les autorités insistent sur la nécessité d’assurer équité et transparence, illustrant une volonté de modernisation de l’administration publique.
Dans le même esprit de renforcement institutionnel, mais à l’échelle régionale, l’Agence nigérienne de presse souligne la tenue à Niamey d’une réunion entre les ministres de l’Intérieur du Niger et de l’Algérie, en marge de la commission mixte bilatérale. Les échanges ont porté sur la sécurité, la migration et la coopération transfrontalière, dans un contexte sahélien toujours marqué par des défis sécuritaires persistants.
Parallèlement, l’actualité économique régionale met en lumière une initiative majeure de la BCEAO, relayée par Abidjan.net, qui autorise désormais les ressortissants de l’UEMOA vivant à l’étranger à ouvrir des comptes en FCFA. Cette réforme vise à mieux capter les flux financiers de la diaspora et à renforcer l’inclusion financière, tout en offrant aux banques de nouvelles sources de liquidité pour soutenir les économies locales.
Dans un registre plus sociétal et environnemental, Africaguinee met en lumière le site naturel de Gaoula, dans la région de Yomou, en Guinée, un espace aux atouts touristiques remarquables, mais encore enclavé. L’absence d’infrastructures, notamment d’un pont, limite son développement, malgré son potentiel économique pour les communautés locales, illustrant les défis de valorisation des ressources naturelles en Guinée forestière.
Enfin, au Ghana, une controverse juridique vient illustrer les tensions autour de la gouvernance institutionnelle. D’après Pulse Ghana, un avocat a saisi la Cour suprême pour contester le changement de nom de l’Aéroport international de Kotoka, estimant la décision contraire à la Constitution faute de base législative. Cette affaire pourrait faire jurisprudence sur les limites du pouvoir exécutif en matière de décisions symboliques.
Sf/APA







