Entre défis économiques, enjeux sécuritaires et mobilisations politiques, l’Afrique de l’Ouest continue de naviguer dans un contexte complexe, selon la presse de ce mardi 28 octobre. Du Sénégal au Ghana, en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Guinée, les gouvernements et les acteurs sociaux sont confrontés à des situations nécessitant pragmatisme et réactivité.
Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé la cérémonie d’installation du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive, insistant sur l’importance d’une « dynamique collective » impliquant l’ensemble des acteurs du monde du travail. Selon Seneweb, il a rappelé que la situation économique du pays est critique et que le taux d’endettement avoisine désormais les 130 %. Il a appelé à la création de richesses avant redistribution et a souligné la nécessité de transparence et de cohésion nationale pour relancer l’économie.
Au Mali, la Transition traverse une période difficile, où le prix de la rupture avec la France et ses alliés se fait lourdement sentir. Maliweb indique que l’aggravation de la crise sécuritaire et la pression économique imposent un repositionnement stratégique et diplomatique. Les observateurs préconisent un gouvernement d’union nationale et une diplomatie plus conciliante avec l’Occident et les voisins régionaux, afin de restaurer la confiance avec les partenaires et de réduire l’influence de la Russie dans les affaires maliennes.
Au Burkina, l’opération « En classe ou à Faso Mêbo » menée par la Brigade anti-criminalité à Bobo-Dioulasso a permis, selon AIB, d’interpeller 77 élèves pour absentéisme et vagabondage. Ils ont été conduits sur le site de Faso Mêbo pour effectuer des travaux d’intérêt général. Cette initiative vise à responsabiliser les jeunes et à lutter contre la vente de stupéfiants autour des établissements scolaires.
Au Niger, le Contrôleur général de police Mamane Issoufou a installé le Comité régional du 5ᵉ recensement général de la population et de l’habitat à Maradi, rapporte l’ANP. Ce recensement vise à fournir des données sociodémographiques fiables pour planifier et suivre les politiques publiques, en mobilisant des moyens humains, matériels et financiers conséquents.
En Guinée, à une semaine de la clôture des dépôts de candidatures pour la présidentielle de décembre 2025, Africaguinee rapporte que des mouvements populaires soutiennent le Général Mamadi Doumbouya. L’ancien ministre Marc Yombouno critique ces initiatives, soulignant le flou politique entourant la candidature potentielle de Doumbouya et dénonçant l’absence de sanction judiciaire pour des pratiques comparables à celles observées sous l’ère Alpha Condé.
Au Bénin, la Cour constitutionnelle a rejeté les recours visant à réintégrer le duo du parti Les Démocrates dans la course à la présidentielle d’avril 2026, indique Banouto. Les requérants contestent l’invalidation de la fiche de parrainage de Michel Sodjinou et dénoncent une violation de leurs droits fondamentaux par la CENA.
Enfin, au Ghana, le ministre des Sports Kofi Adams a démenti les informations selon lesquelles il aurait conseillé aux Black Queens de boycotter le match de qualification pour la WAFCON contre l’Égypte, rapporte Pulse Ghana. Cette controverse intervient après des retards de paiement de primes pour la CAN 2024. Malgré les tensions, le Ghana conserve une avance de 3-0 pour le match retour prévu ce mardi 28 octobre.
Sf/APA







