Avec 46 % des travaux achevés et une zone de 1 600 hectares qui prend forme, Port Dakhla Atlantique se rapproche progressivement de son objectif de devenir une plaque tournante majeure de l’Atlantique.
Port Dakhla Atlantique entre dans une nouvelle phase cruciale alors que les ingénieurs poursuivent la réalisation de l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux du Maroc.
Lors du premier panel du Forum logistique africain de Dakhla qui s’est tenu la semaine dernière, Abid Mrayzig, chef des travaux à la direction du développement du port, a offert de nouvelles perspectives sur la façon dont le mégaprojet est structuré et sur l’état d’avancement de la construction.
Cette mise à jour intervient à un moment où le port continue d’être considéré comme un levier stratégique pour l’émergence économique des provinces du sud et un élément clé de la vision atlantique plus large du Royaume.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030 et du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, tout en répondant aux besoins régionaux en matière de pêche, de logistique et de commerce transfrontalier.
Elle vise à faire de Dakhla-Oued Eddahab une interface centrale pour l’intégration économique africaine, faisant écho à la vision partagée par le roi Mohammed VI lors du 45e anniversaire de la Marche verte.
Au-delà de son ambition continentale, le port est conçu pour servir de plateforme moderne et à haute capacité afin de débloquer de nouveaux investissements et de renforcer la position industrielle et logistique du Maroc sur le corridor atlantique.
À mi-parcours du forum, Mrayzig a souligné le potentiel du port pour renforcer la coopération Sud-Sud, notamment dans le cadre de l’Initiative royale pour les pays du Sahel.
Outre le port en eau profonde lui-même, les plans prévoient une zone industrielle et logistique de 1 600 hectares organisée autour de quatre priorités clés : rendre la zone attractive pour les opérateurs grâce à une plateforme multimodale, améliorer l’accès aux terrains industriels viabilisés, favoriser les synergies industrielles pour une création de valeur accrue et développer un espace logistique et économique au service des marchés d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.
Le site, situé à environ 50 kilomètres du centre urbain de Dakhla, bénéficiera également d’une forte connectivité maritime avec les continents américain, européen et africain.
Au-delà de son contexte géopolitique, le port bénéficie d’avantages techniques et opérationnels qui le placent parmi les projets d’infrastructure les plus avancés du pays.
Sa capacité totale projetée atteint 35 millions de tonnes par an, couvrant le trafic de conteneurs, les vracs liquides et solides, la pêche, les produits miniers et les composants d’énergies renouvelables.
MK/ac/Sf/APA






