Le gouvernement marocain a réagi jeudi aux nouveaux droits d’importation annoncés par le président américain Donald Trump contre quelque 200 pays, en proposant de stimuler le libre- échangisme.
Le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Baitas, a déclaré que le Maroc et les Etats-Unis entretiennent un « partenariat économique et stratégique » qui couvre plusieurs domaines. Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement, il a souligné que le Maroc est le seul pays africain à avoir un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.
Selon Baitas, le Maroc est prêt à élargir encore cet accord. Il a évoqué le rôle du royaume d’Afrique du Nord comme porte d’entrée pour le commerce et l’investissement en Afrique et dans le monde arabe, mais n’a pas donné de détails sur des mesures ou des ajustements concrets.
Le président Trump a annoncé mercredi soir à la Maison Blanche un vaste ensemble de mesures tarifaires sur les importations, qui, selon lui, visent à relancer l’économie américaine. Il a qualifié ce moment de « jour de reconquête » et a déclaré que les nouveaux tarifs devraient rendre l’industrie américaine à nouveau compétitive.
Le Maroc a été relativement épargné : le prélèvement est de 10 % , le taux minimum imposé par Trump. Selon le gouvernement marocain, cela est dû à la relation stratégique entre les deux pays.
Alors que ces mesures touchent presque tous les pays du monde. Le prélèvement minimum de 10 pour cent a été appliqué à des pays comme le Maroc, l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et la Turquie. Les pays les plus touchés sont la Syrie (41 %), l’Irak (39 %), la Libye (31 %), l’Algérie (30 %) et la Tunisie (28 %). Israël a reçu une taxe de 17 pour cent.
La Chine a été frappée par des droits de douane allant jusqu’à 34 %, le Japon avec 24 % et l’Union européenne avec 20 %. La Colombie a été la plus touchée, avec 49 %, suivie du Vietnam avec 46 %.
Les États-Unis ont également imposé une taxe de 25 % sur les voitures importées et de 20 % sur d’autres biens. Certains pays, comme le Canada, se sont vu imposer des tarifs sectoriels spécifiques : 25 % sur leurs produits industriels et 10 % sur leurs exportations d’énergie. Le gouvernement canadien a mis en garde contre la perte possible d’un million d’emplois et une hausse des prix des denrées alimentaires.
La Commission européenne a qualifié ces mesures de « disproportionnées » et envisage une réponse progressive pour protéger les intérêts du marché européen.
MK/ac/Sf/APA