L’Afrique du Sud rend hommage à 14 soldats tués en mission de maintien de la paix en RDC. Leur mort relance le débat sur la préparation et l’équipement des troupes sud-africaines engagées à l’étranger.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ordonné la mise en berne du drapeau national pendant sept jours à compter de vendredi, en hommage aux 14 soldats du pays tués lors d’une mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo (RDC).
La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) s’emploie à rapatrier les corps des militaires tombés au combat, a indiqué le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya. Ces soldats faisaient partie du contingent de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC) et ont été tués lors d’affrontements avec les rebelles du M23.
Les insurgés, accusés d’être soutenus par le Rwanda, ont mené une offensive de grande envergure contre la ville de Sake et la région de Goma, provoquant de lourdes pertes humaines. Déployés pour aider le gouvernement congolais à lutter contre les groupes armés et protéger les civils, les soldats sud-africains ont fait face à des conditions de combat difficiles et à des ressources limitées.
Ce drame a relancé le débat en Afrique du Sud sur la préparation et l’équipement des forces engagées dans des missions de maintien de la paix. Tandis que certains dénoncent l’insuffisance des moyens alloués à la SANDF, d’autres mettent en avant le courage et le sacrifice des soldats engagés dans cette opération périlleuse.
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