De Dakar à Conakry, en passant par Bamako, Abidjan, Ouagadougou et Niamey, l’actualité ouest-africaine de ce vendredi est marquée par les inquiétudes sécuritaires autour du corridor Dakar-Bamako, la flambée des prix du bétail avant la Tabaski, les débats sur la gouvernance et les enjeux économiques régionaux.
Au Sénégal, le dialogue politique engagé par le président Bassirou Diomaye Faye avec les anciens Premiers ministres retient l’attention. Selon Seneweb, Amadou Ba a plaidé pour des réponses « rapides, crédibles et pragmatiques » face aux difficultés économiques et sociales. L’ancien chef du gouvernement insiste notamment sur la nécessité pour Dakar de rétablir des relations « apaisées et crédibles » avec les partenaires techniques et financiers, notamment le FMI, afin de rassurer les marchés et d’éviter une aggravation des tensions économiques. Il a également appelé à davantage de vigilance sécuritaire dans un contexte sous-régional instable.
Cette préoccupation sécuritaire se retrouve au Mali. Maliweb rapporte que l’Union des routiers du Sénégal alerte sur la dégradation de la situation au long du corridor Dakar-Bamako, axe vital pour les échanges commerciaux entre les deux pays. Selon le syndicat, onze camions sénégalais auraient été incendiés au Mali par des groupes armés. Face aux attaques attribuées au Front de libération de l’Azawad (FLA) et au JNIM, les chauffeurs sont appelés à suspendre temporairement leurs déplacements. Cette crise menace directement les activités du port de Dakar, fortement dépendantes du fret malien.
Les conséquences de l’insécurité malienne se font également sentir en Guinée. Africaguinee décrit une flambée spectaculaire des prix du bétail à l’approche de la Tabaski. Les commerçants de Conakry et Kindia expliquent cette hausse par les difficultés d’approvisionnement depuis le Mali, principal fournisseur régional de moutons et de bœufs. Certains moutons maliens dépassent désormais quatre millions de francs guinéens, tandis que des vendeurs évoquent des collègues disparus ou victimes de pertes financières lors de déplacements vers les zones d’achat. Les consommateurs, eux, dénoncent une fête devenue inaccessible pour de nombreux ménages.
Au Burkina Faso, Sidwaya met en lumière les « champs de la paix », initiative née en 2021 dans la région du Guiriko pour favoriser l’intégration des personnes déplacées internes (PDI) à travers l’agriculture collective. À Farakoba et Tolotalama, populations hôtes et déplacés cultivent ensemble des terres mises à disposition afin d’assurer leur autosuffisance alimentaire. Soutenu par les autorités burkinabè, le projet apparaît comme un outil de cohésion sociale dans un pays confronté depuis plusieurs années à une grave crise sécuritaire et humanitaire.
Au Niger, l’ANP annonce la nomination de l’ancienne journaliste nigérienne Hélène Ayika à la présidence du conseil d’administration de « Takouk TV », la télévision confédérale de l’AES. La décision a été signée par Ibrahim Traoré en sa qualité de président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Cette nomination illustre la volonté des pays membres de l’AES de renforcer leurs outils médiatiques communs, après le lancement de la radio confédérale « AES Daaade » et le projet d’agence de presse régionale.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net revient sur l’interpellation de trois gendarmes ivoiriens soupçonnés de vol, séquestration et extorsion de fonds dans la commune de Marcory à Abidjan. Les militaires auraient dépouillé une victime avant d’exiger une rançon pour sa libération. L’affaire, désormais suivie par la hiérarchie de la gendarmerie et les services de police, provoque de nombreuses réactions dans le pays.
Enfin, au Ghana, Pulse Ghana s’intéresse aux secteurs les plus rémunérateurs du continent en 2026. Le média souligne la montée en puissance des métiers liés à la technologie, à l’aviation, à l’ingénierie minière et à la finance. Les ingénieurs logiciels spécialisés en intelligence artificielle, les actuaires, les pilotes de ligne ou encore les ingénieurs miniers figurent parmi les profils les plus recherchés et les mieux payés dans plusieurs économies africaines en pleine transformation numérique et industrielle.
Sf/APA






