En Afrique australe, le Botswana fait face à une crise majeure due aux inondations, alors que de nouvelles pluies torrentielles sont annoncées pour les prochains jours.
Depuis deux semaines, le Botswana fait face à une catastrophe naturelle de grande ampleur, après des pluies diluviennes qui ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs régions du pays.
Selon le Comité national d’urgence de réponse aux inondations, neuf personnes ont perdu la vie et 5 458 personnes ont été affectées, dont 1 164 enfants. Les autorités précisent que 2 318 personnes ont dû être évacuées et que 556 d’entre elles sont toujours hébergées dans des centres d’évacuation, principalement à Gaborone, la capitale.
« Malgré le recul des eaux dans certaines zones, tous les barrages à l’exception de Thune restent au-delà de 100% de leur capacité, augmentant le risque de nouvelles inondations en raison de la saturation des sols », indique le communiqué gouvernemental parvenu à APA.
Huit zones à haut risque ont été identifiées par les autorités : Mochudi, Kuke, Oliphant’s Drift, Sepako, Parshalt, Bray, le bassin de la rivière Molopo, et Tlokweng, où le barrage de Gaborone menace de déborder.
Les services météorologiques du Botswana ont par ailleurs émis une alerte pour de nouvelles précipitations importantes. « Des pluies de 50mm ou plus sont prévues du 28 février au 3 mars 2025 », précise le rapport, ce qui pourrait encore aggraver la situation.
« Le gouvernement du Botswana s’attache à gérer activement la crise et les efforts de rétablissement », souligne le Comité technique de réponse multisectorielle aux inondations, qui appelle « tous les visiteurs à rester conscients des conditions en cours et à faire preuve de prudence ».
Les préoccupations majeures concernent désormais « les risques de déplacements supplémentaires de population, de dommages aux infrastructures, de perturbations des services essentiels et de pénuries de produits de première nécessité comme la nourriture, l’eau potable et les médicaments ».
Le gouvernement botswanais appelle la communauté internationale à la vigilance et recommande à la population et aux visiteurs de « rester vigilants et de respecter les mesures de sécurité, notamment en évitant les zones inondables, en faisant bouillir l’eau potable et en coopérant avec les ordres d’évacuation ».
« Des soins spécifiques sont accordés aux enfants, aux personnes âgées et aux groupes vulnérables », précise le communiqué.
AC/Sf/APA