Quelques heures après avoir annoncé l’évacuation de trois cas suspects de hantavirus vers les Pays-Bas, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mercredi un cas lié au navire de croisière MV Hondius en Suisse, portant à huit le nombre total de cas signalés.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi qu’un passager du navire de croisière MV Hondius est actuellement hospitalisé à Zurich après une infection confirmée par le virus Andes, une souche de hantavirus présente en Amérique du Sud.
Cette annonce marque une évolution de la situation sanitaire quelques heures après un premier communiqué dans lequel le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, faisait état de l’évacuation de trois patients suspects vers les Pays-Bas.
« Trois patients suspects de cas de hantavirus viennent d’être évacués du navire et sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas », avait indiqué plus tôt Tedros Adhanom Ghebreyesus sur le réseau social X, précisant que l’opération avait été menée en coordination avec l’OMS, l’opérateur du navire et les autorités du Cabo Verde, du Royaume-Uni, de l’Espagne et des Pays-Bas.
Selon l’OMS, le patient hospitalisé en Suisse s’est présenté à l’hôpital après avoir répondu à un courriel adressé aux passagers du navire pour les informer de l’événement sanitaire en cours.
L’organisation onusienne a indiqué que le virus a été confirmé par l’Institut national des maladies transmissibles d’Afrique du Sud et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), avec le soutien de l’Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, ainsi que de l’Administración Nacional de Laboratorios e Institutos de Salud (ANLIS) en Argentine.
Au 6 mai, huit cas ont été recensés, dont trois confirmés en laboratoire comme des infections à hantavirus.
« Conformément au Règlement sanitaire international, l’OMS travaille avec les pays concernés pour soutenir le suivi international des contacts afin de s’assurer que les personnes potentiellement exposées soient surveillées et que toute propagation supplémentaire soit limitée », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS poursuit également la surveillance sanitaire des passagers et de l’équipage du MV Hondius, ainsi que des personnes déjà débarquées, en collaboration avec les opérateurs du navire et les autorités nationales concernées.
Malgré ces développements, le chef de l’OMS a assuré que « le risque global pour la santé publique reste faible ».
Le hantavirus est une maladie virale rare généralement transmise à l’homme par des rongeurs infectés via l’inhalation de particules contaminées provenant de leurs excréments, urine ou salive. Certaines souches, dont le virus Andes, peuvent dans de rares cas entraîner une transmission interhumaine.
AC/Sf/APA







