Le 21 novembre reste une date chargée de repères historiques à travers l’Afrique, révélant des moments de rupture politique, de répression, de transformations institutionnelles et de crises sanitaires dont l’impact s’est inscrit durablement dans la mémoire des nations concernées.
En Afrique du Sud, le 21 novembre 1921 s’ouvrait à Queenstown le procès des survivants du massacre de Bulhoek, six mois après la mort de plus de cent soixante fidèles lors d’une opération policière. Ce même pays connaissait, le 21 novembre 1942, la disparition de James Barry Hertzog, ancien Premier ministre et figure clé du nationalisme afrikaner, décédé à l’âge de 76 ans.
Toujours en Afrique du Sud, la répression du régime d’apartheid se manifestait brutalement le 21 novembre 1985, lorsque treize habitants de Mamelodi, près de Prétoria, étaient abattus par la police en pleine période d’état d’urgence.
En Afrique centrale, la République centrafricaine approuvait le 21 novembre 1986 une nouvelle Constitution renforçant les pouvoirs du président André Kolingba, consacrant une étape décisive dans la reconfiguration institutionnelle du pays.
Sur le plan humanitaire, le 21 novembre 1984 marquait le début de l’Opération Moses, une vaste évacuation clandestine de milliers de Juifs éthiopiens réfugiés au Soudan.
Deux décennies plus tard, le 21 novembre 2005, la Zambie déclarait un désastre national face à une grave crise alimentaire.
Le 21 novembre 2006, Djibouti perdait son premier président, Hassan Gouled Aptidon, décédé à l’âge de 90 ans.
Le 21 novembre 2017, le Zimbabwe tournait une page historique avec la démission de Robert Mugabe après trente-sept ans de pouvoir, sous la pression de l’armée et d’une mobilisation populaire massive.
Enfin, le 21 novembre 2024, au Mali, le régime militaire nommait Abdoulaye Maïga au poste de Premier ministre après la mise à l’écart de Choguel Kokalla Maïga, dans un contexte de tensions croissantes autour de la transition politique.
Sf/APA






