Réélu en décembre 2025 avec 77,90 % des suffrages, Faustin Archange Touadéra est investi ce lundi 30 mars 2026 à Bangui. La cérémonie, à forte dimension internationale, réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, témoignant des enjeux diplomatiques et régionaux de ce nouveau mandat.
La République centrafricaine (RCA) organise ce lundi la cérémonie officielle d’investiture de son président réélu, Faustin Archange Touadéra, marquant le début de son troisième mandat à la tête de l’État et de la 7ᵉ République.
Élu une première fois en 2016 puis reconduit en 2020, le chef de l’État centrafricain a été de nouveau désigné lors du scrutin du 28 décembre 2025 avec 77,90 % des voix, selon les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle. Son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé, crédité de 13,50 %, avait contesté les résultats pour « fraude massive », un recours finalement rejeté.
La tenue de cette investiture intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des critiques de l’opposition, notamment après l’adoption en 2023 d’une nouvelle Constitution autorisant le président à briguer un nouveau mandat.
La cérémonie de ce lundi revêt une dimension internationale, avec la présence de plusieurs délégations africaines venues prendre part à cet événement.
Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, est arrivé à Bangui, accompagné de sa délégation. Invité par son homologue centrafricain, il a été accueilli à son arrivée par Faustin Archange Touadéra.
Le Premier ministre du Cameroun, Joseph Dion Ngute, a également fait le déplacement. Arrivé à bord d’un vol de la compagnie ASKY, il a été accueilli par son homologue Félix Moloua, ainsi que par des membres du gouvernement et de la communauté camerounaise.
Par ailleurs, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, prend également part à cette cérémonie d’investiture, renforçant la portée régionale et politique de l’événement.
La présence de ces dirigeants illustre les relations étroites entre les États de la sous-région, notamment dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), ainsi que la volonté de consolider les liens de coopération bilatérale.
AC/Sf/APA







