Le vice-président de l’Afrique du Sud a mis en avant, mardi 7 octobre à Diamniadio, les relations historiques et économiques entre Dakar et Prétoria, rappelant le rôle du Sénégal dans la lutte contre l’apartheid et les perspectives de coopération bilatérale et d’investissement.
Le vice-président de l’Afrique du Sud a pris part mardi 7 octobre à l’ouverture du Forum Invest in Sénégal, à Diamniadio, mettant en avant les relations historiques et économiques entre Dakar et Prétoria.
Dans son discours, il a rappelé les liens profonds unissant les peuples sud-africain et sénégalais, fondés sur « la solidarité, l’amitié et la quête commune de la liberté ». Il a évoqué le rôle du Sénégal pendant la lutte contre l’apartheid, en citant les « Dakar talks » de juillet 1987.
« C’est ici, à Dakar, que les dirigeants de l’ANC en exil ont rencontré un groupe de responsables sud-africains blancs, principalement de la communauté afrikaner, parmi lesquels ceux qui ont perpétué l’oppression. Ces discussions ont ouvert un dialogue qui a semé l’une des graines de la démocratie post-apartheid. Dakar et le Sénégal ont ainsi laissé une marque positive et indélébile dans notre histoire », a-t-il dit.
Il a également souligné que depuis 1994, « les relations entre le Sénégal et l’Afrique du Sud sont solides et complètes », tout en reconnaissant que « beaucoup reste à faire pour que ces relations atteignent des niveaux plus élevés ». Il a cité les échanges récents entre les deux pays, notamment la visite en avril de son ministre des Relations internationales et de la Coopération, M. Ronald Lamoula, à Dakar pour co-présider « la première session de la Commission mixte pour la coopération bilatérale ».
Sur le plan économique, le vice-président a indiqué que plusieurs entreprises sud-africaines accompagnent sa délégation au forum : « Nous sommes ici pour explorer les opportunités d’investissement et de commerce, pour nouer des contacts et conclure des accords. Le rôle du secteur privé dans le développement du continent ne doit pas être sous-estimé ».
Enfin, il a souligné la dynamique économique du continent : « En 2024, l’Afrique comptait 11 des 20 économies les plus dynamiques du monde, le Sénégal étant parmi elles. Cette trajectoire devrait se poursuivre en 2025 ». Pour l’Afrique du Sud, il a précisé que le gouvernement, malgré un taux de croissance faible, « a lancé une série de réformes et de plans de relance, notamment dans les infrastructures, l’industrialisation et la sécurité énergétique, avec des projets majeurs comme le port en eaux profondes Greenfield ».
AC/Sf/APA







