Le 9 mars est marqué par plusieurs événements historiques liés à l’Afrique et à sa diaspora, allant d’une décision judiciaire majeure contre l’esclavage à des épisodes de luttes politiques et de résistance contre l’oppression.
Dans la diaspora, le 9 mars 1841, la Supreme Court of the United States statuait que les Africains capturés à bord de la goélette espagnole La Amistad avaient été illégalement réduits en esclavage et devaient être libérés. Les juges reconnaissant que ces captifs mendé originaires de l’actuelle Sierra Léone avaient exercé un droit naturel en se révoltant pour leur liberté. Défendus devant la Cour par l’ancien président américain John Quincy Adams, les survivants pourront finalement retourner en Afrique grâce à des fonds collectés par des abolitionnistes.
En Afrique de l’Ouest, le 9 mars 1966, le National Liberation Council prend officiellement le pouvoir au Ghana après le renversement du président Kwame Nkrumah. Ce changement marque un tournant politique majeur dans l’histoire du premier État subsaharien à avoir accédé à l’indépendance.
En Afrique australe, le 9 mars 1964, la chanteuse et militante sud-africaine Miriam Makeba témoigne devant le Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid. Elle appelle à l’imposition d’un embargo sur les armes contre Prétoria et dénonce la violence exercée contre les populations africaines. À la suite de cette intervention, le régime sud-africain lui retire sa citoyenneté et son passeport, la condamnant à un exil de près de trente ans.
Toujours en Afrique australe, le 9 mars 1983, le leader nationaliste Joshua Nkomo fuit le Zimbabwe pour se réfugier au Botswana, dans un contexte de répression politique marqué par l’Gukurahundi, campagne militaire ayant fait des milliers de victimes civiles dans le Matabeleland.
Enfin, dans la Corne de l’Afrique, le 9 mars 1975 reste associé au « Black Sunday » d’Akordet, en Érythrée, épisode tragique de la guerre d’indépendance au cours duquel des civils sont tués lors d’une opération militaire du régime éthiopien contre des zones soupçonnées de soutenir la guérilla indépendantiste.
Sf/APA







