Govan Mbeki, l’un des principaux responsables du mouvement de libération sud-africain, retrouve la liberté le 5 novembre 1987, après avoir passé vingt-trois ans en détention sous le régime de l’apartheid.
Arrêté en juillet 1963 lors d’une opération policière dans une ferme de Rivonia, près de Johannesburg, il est jugé avec Nelson Mandela, Walter Sisulu, Ahmed Kathrada et plusieurs autres responsables de l’ANC. En juin 1964, à l’issue du procès de Rivonia, il est condamné à la prison à perpétuité pour sabotage.
Incarcéré à Robben Island, l’île-prison située au large du Cap, Govan Mbeki poursuit son engagement politique et intellectuel. Enseignant, journaliste et écrivain, il avait notamment contribué à la réflexion idéologique et à l’organisation du mouvement de libération contre la ségrégation raciale institutionnalisée.
Sa libération intervient dans un contexte de contestation croissante de l’apartheid et de pressions internationales en faveur de la libération des prisonniers politiques. Les autorités sud-africaines lui imposent cependant des restrictions de résidence dans la région de Port Elizabeth, qui restent en vigueur jusqu’en novembre 1989.
Après la légalisation de l’ANC en février 1990, il reprend ses activités au sein du mouvement. À la suite des premières élections démocratiques multiraciales de 1994, il devient vice-président du Sénat sud-africain.
Né le 9 juillet 1910 dans l’ancien Transkei, avait rejoint l’ANC dans les années 1940 et participé à la structuration de la lutte contre le régime ségrégationniste. Il était également le père de Thabo Mbeki, qui a présidé l’Afrique du Sud de 1999 à 2008. Il est décédé le 30 août 2001 à Port Elizabeth, à l’âge de 91 ans.
Sf/APA





