Le 2 juin est marqué dans l’histoire africaine par plusieurs événements liés aux transitions politiques, à la liberté d’expression et aux transformations institutionnelles du continent.
Le 2 juin 1974, les Maliens approuvent par référendum une nouvelle Constitution proposée par le régime militaire du général Moussa Traoré. Présentée comme une étape vers un retour à l’ordre constitutionnel, elle consolide l’autorité du pouvoir en place et prépare l’évolution du système politique malien vers le parti unique qui sera institué quelques années plus tard.
Le 2 juin 1993, l’écrivain, poète et journaliste algérien Tahar Djaout meurt à Alger des suites d’un attentat perpétré quelques jours auparavant. Figure majeure de la littérature algérienne francophone et ardent défenseur de la liberté d’expression, il devient l’un des symboles de la résistance intellectuelle durant la guerre civile algérienne.
Cette date correspond également à la naissance, en 1868 en Sierra Léone, d’Adelaide Casely-Hayford. Éducatrice, féministe et pionnière du panafricanisme ouest-africain, elle jouera un rôle important dans la promotion de l’éducation des filles et de l’affirmation culturelle africaine au début du XXe siècle.
Le 2 juin 2012, en Égypte, l’ancien président Hosni Moubarak est condamné en première instance à la prison à vie pour son implication dans la répression des manifestations ayant conduit à sa chute lors de la révolution de 2011. Cette décision judiciaire marque l’un des moments les plus emblématiques de la période post-printemps arabe.
Le 2 juin 1997, la Sierra Léone traverse l’une des phases les plus critiques de son histoire récente. Quelques jours après le coup d’État ayant renversé le président Ahmad Tejan Kabbah, les organisations régionales et la communauté internationale accentuent leurs pressions sur la junte militaire, dans un contexte de guerre civile qui déstabilise durablement le pays.
Sf/APA







