Après l’épopée historique à la coupe du monde 2022 au Qatar où les Lions de l’Atlas sont devenus la première nation africaine à atteindre le dernier carré d’un Mondial, la sélection marocaine aborde cette septième phase finale pour confirmer son nouveau statut de demi-finaliste.
La sélection marocaine, dirigée par Mohamed Ouabhi, qui vient de gagner la Coupe du monde U20, entame le mondial nord américain avec une rencontre choc face à l’équipe brésilienne, menée par l’Italien Carlo Ancelotti. Ce dernier ayant, dans une récente déclaration, averti sur le fait que le Maroc est considéré comme le principal rival de la Seleção dans la lutte pour la première place du groupe C de la Coupe du monde 2026 .
«Le Maroc est la sélection considérée comme le principal adversaire dans notre groupe. Ce match peut être décisif pour terminer les premiers. Une première place nous permettrait d’avoir un parcours plus favorable lors de la phase à élimination directe de la Coupe du monde», a dit l’ex entraineur du Real Madrid.
Le Maroc et le Brésil s’affronteront le 13 juin au MetLife Stadium dans l’une des affiches les plus attendues de la phase de groupes. Le résultat de ce duel pourrait peser lourd dans la course à la première place du groupe C et influencer le parcours des deux sélections dans la suite de la compétition.
Aujourd’hui, avec un Yassine Bounou dans les cages et Brahim Diaz et Sibari dans les attaques , et Achraf Hakimi et Mezraoui dans la défense, le Maroc se prépare à une nouvelle campagne où l’objectif ne sera pas simplement de faire de la figuration, mais de prouver que l’épopée de Doha n’était pas un simple feu de paille.
Les hommes de Mohamed Ouahbi doivent d’abord jouer le Brésil, avant d’affronter l’Écosse et Haïti. Le choc d’ouverture face à la Seleção, à New York New Jersey, fera office de crash-test immédiat pour mesurer leurs ambitions face à une équipe la plus sacrée de l’histoire du Mondial qui regorge de talents comme Vinicuis Junior, Raphina, Endrick, Casemiro et Marquinhos, entre autres.
Le gardien des Lions de l’Atlas, Yassine Bonou rassure les fans en soulignant que « la qualité des joueurs est toujours là », et que « le bon état d’esprit sera là aussi, parce que c’est une Coupe du Monde et que chaque joueur rêve d’y participer. Pour certains, ce sera peut-être la dernière. Pour d’autres, ce sera un grand baptême du feu. ».
Vingt-deuxième au classement FIFA à l’aube du Mondial qatari, le Maroc pointe désormais a la 7ème place, côtoyant le gratin de la planète foot devant des nations comme la Belgique et l’Allemagne. Ce bond de géant a fait changer le regard des observateurs et des analyses. Les Lions de l’Atlas entament donc cette aventure mondiale comme des cadors respectés, ce qui engendre un tout autre type de pression sur eux.
Bounou invite toutefois ses coéquipiers à garder les pieds sur terre, même si la confiance est au zénith dans lle vestiaire.
« Soyons honnêtes : il y a des équipes qui sont plus favorites que nous. De notre côté, nous sommes sur une trajectoire de progression continue depuis 2022. Essayons de poursuivre sur cette lancée. Après, impossible de dire jusqu’où nous pourrons aller » , dit-il.
« Nous sentons que nous sommes respectés, et cela doit nous donner confiance. Je pense qu’il y a un sentiment de crédibilité que nous ne ressentions peut-être pas auparavant en tant qu’équipe africaine », fait noter le portier marocain, homme de confiance de Mohamed Ouahbi qui a succédé sur le banc à Walid Regragui en mars dernier.
Après le nul (1-1) concédé dimanche 7 juin par le Maroc, face à la Norvège, lors du dernier match de préparation avant le Mondial 2026, le premier round contre le Brésil le 13 juin s’annonce déjà comme l’un des blockbusters de cette phase de poules. Ce sera le moment de vérité pour valider le statut des Lions face aux maîtres du jeu. L’Écosse proposera ensuite une opposition radicalement différente, faite d’intensité athlétique et d’organisation à l’européenne, tandis qu’Haïti jouera sa carte à fond avec l’ambition du novice.
Mais le Maroc aura derrière lui un public nombreux qui viendra de tous les coins des Etats-Unis, du Canada , de l’Europe, de l’Afrique et surtout du Maroc. Ce qui constituera un motif pour les joueurs internationaux de donner le meilleur d’eux .
« À la Coupe du monde 2026, le Maroc marquera à nouveau le football mondial de son empreinte. Je suis convaincu que le peuple marocain sera fier et heureux de son équipe. Espérons que nous pourrons rééditer quelque chose de vraiment, vraiment grand, tout comme en 2022. », affirme Yassine Bounou.
À quatre jours de leur entrée en lice face au Brésil, les Lions de l’Atlas ont reçu plusieurs bonnes nouvelles sur la santé des joueurs. Alors que les inquiétudes s’étaient multipliées après le match amical contre la Norvège, Noussair Mazraoui, Chamseddine Talbi et Anass Salah-Eddine ont tous repris l’entraînement. En revanche, le dossier Abdessamad Ezzalzouli continue de préoccuper le staff technique marocain, tandis que Nayef Aguerd reste sous surveillance.
Présent régulièrement en Coupe du monde depuis les années 1970, le Maroc avait marqué l’histoire africaine en 1986 en devenant la première nation du continent à atteindre les huitièmes de finale. A la Coupe du monde 2022 au Qatar, les Lions de l’Atlas ont atteint les demi-finales après avoir éliminé notamment l’Espagne et le Portugal. Le Maroc, devenu la première équipe africaine à atteindre ce stade de la compétition, espère atteindre la finale de ce mondial qui débute le 11 juin par un Mexique-Afrique du Sud.
AK/Sf/APA






