Le ministre d’État nigérian des Ressources pétrolières, le sénateur Heineken Lokpobiri, a affirmé que l’Afrique avait besoin de partenariats stratégiques et d’investissements plutôt que de prêts, pour combattre la pauvreté énergétique et stimuler sa croissance économique.
S’exprimant lors de la 8ᵉ édition du Sommet international de l’énergie du Nigéria (NIES 2025) mardi à Abuja,le sénateur Heineken Lokpobiri a souligné l’engagement du gouvernement de Bola Tinubu à favoriser un environnement propice aux affaires.
Le sommet, placé sous le thème « Relier les continents : connecter les investisseurs du monde entier au potentiel énergétique de l’Afrique », a été l’occasion pour le ministre de défendre une approche fondée sur l’investissement direct plutôt que sur l’endettement.
« En janvier à Davos, lors d’un panel avec huit autres ministres, l’un d’eux a mentionné que l’Europe disposait d’environ 300 milliards d’euros pour accorder des prêts à l’Afrique. J’ai alors répondu que nous n’avions pas besoin de prêts, mais d’investissements et de partenariats. Plutôt que de nous prêter de l’argent, investissez et récupérez ensuite vos rendements », a déclaré Lokpobiri.
Le ministre a insisté sur le fait que le potentiel de l’Afrique est reconnu mondialement, mais que ses ressources restent sous-exploitées en raison du manque de structuration des marchés. Il a également souligné la transformation en cours du secteur énergétique nigérian, rendant le pays plus attractif pour les investisseurs.
Selon lui, le Nigéria est désormais perçu comme une destination privilégiée pour les affaires, ce qui a permis la concrétisation de quatre désinvestissements majeurs qui étaient jusqu’alors en suspens.
« Les compagnies pétrolières internationales ne quittent pas le Nigeria. Elles considèrent toujours le pays comme l’un des meilleurs endroits pour faire des affaires. Au pire, elles se tournent vers l’offshore profond, un secteur difficilement accessible aux producteurs locaux », a-t-il précisé.
Il a également annoncé l’arrivée imminente de 20 milliards de dollars d’investissements, preuve de la confiance renouvelée des investisseurs dans le marché nigérian.
Enfin, Lokpobiri a exhorté les pays africains à unir leurs forces pour combler les lacunes technologiques et financières qui entravent le développement du continent.
« Nous devons collaborer pour apporter des solutions durables à la pauvreté énergétique qui touche l’Afrique », a-t-il conclu.
GIK/fss/te/APA