British International Investment (BII), l’institution britannique de financement du développement, et Africa50, plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, ont signé un protocole d’accord destiné à accroître la mobilisation de capitaux en faveur de projets d’infrastructures stratégiques sur le continent.
L’accord entre BII et Africa50, annoncé lors du Forum Infra for Africa 2026 à Dar es Salaam, vise à contribuer à la réduction du déficit de financement des infrastructures africaines, en renforçant la coopération entre investisseurs publics et privés.
Cette alliance doit notamment favoriser le développement de projets dans des secteurs essentiels à la transformation économique du continent, notamment les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la logistique et la connectivité numérique.
Dans le cadre de ce partenariat, British International Investment a engagé 20 millions de dollars dans le Fonds d’accélération des infrastructures d’Africa50, géré par Africa Infrastructure Investment Partners (AIIP).
Cette contribution porte la quatrième clôture du fonds à environ 330 millions de dollars, avec la participation de la Banque africaine de développement (BAD), de la Société financière internationale (IFC) et de plus d’une vingtaine d’investisseurs institutionnels africains.
Le fonds cible des investissements dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment la logistique, l’énergie, l’eau et l’assainissement ainsi que les infrastructures sociales, avec l’objectif de soutenir des projets capables de générer des retombées économiques et sociales durables.
Pour les responsables des deux institutions, la mobilisation accrue des capitaux privés constitue un levier essentiel pour combler le déficit de financement des infrastructures en Afrique.
Le directeur général de British International Investment, Leslie Maasdorp, a souligné que la mise en commun des ressources financières, des réseaux et de l’expertise technique des deux partenaires permettra de renforcer le développement d’un portefeuille de projets d’infrastructures « bancables » et susceptibles d’attirer davantage d’investissements privés.
De son côté, le directeur général d’Africa50, Alain Ebobissé, a estimé que les ambitions de développement de l’Afrique, compte tenu de leur ampleur et de l’urgence des besoins, nécessitent des partenariats institutionnels solides capables de mobiliser des financements privés de long terme en complément des ressources publiques.
À travers cette coopération, BII et Africa50 entendent ainsi accélérer la préparation et le financement de projets d’infrastructures structurants, tout en contribuant à la création d’emplois, à l’amélioration de l’accès aux services essentiels et au renforcement de la croissance économique africaine.
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