Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont affirmé dimanche à New York que la sortie de leurs pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) était « irréversible », tout en se disant favorables à un partenariat avec l’organisation régionale.
Les ministres Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso), Abdoulaye Diop (Mali) et Bakary Yaou Sangaré (Niger) ont rencontré, le 27 septembre, des ressortissants de la Confédération des Etats du Sahel (AES) vivant aux Etats-Unis et au Canada.
Les échanges ont porté sur l’évolution de la Confédération et sur les relations avec la Cédéao. Les trois ministres ont assuré que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation ouest-africaine était définitif.
Ils ont toutefois précisé que cette décision ne traduisait pas une volonté d’isolement. Selon eux, l’AES souhaite désormais construire avec la Cédéao un partenariat fondé sur un cadre juridique clair et prenant en compte les intérêts des populations de l’espace ouest-africain.
Les ministres ont également présenté à la diaspora plusieurs acquis attribués à la dynamique confédérale. Ils ont notamment cité l’opérationnalisation de la Force unifiée, la mise en place de médias et d’une banque de l’AES, ainsi que la coordination de l’action diplomatique des trois pays.
Ils ont aussi évoqué la mise en place du Parlement de l’AES et la poursuite de la coopération dans les domaines de la sécurité et du développement.
Les représentants de la diaspora ont salué, selon le compte rendu officiel, le leadership des dirigeants des trois pays. Ils ont exprimé leur volonté de contribuer davantage au développement économique et social de leurs pays respectifs.
Ils ont notamment demandé une meilleure prise en compte de la diaspora dans les politiques publiques. Ils ont également plaidé pour la facilitation de ses investissements dans l’espace AES et pour une réflexion sur la souveraineté monétaire.
Les ministres ont par ailleurs appelé les ressortissants de l’AES à contribuer à la lutte contre ce qu’ils présentent comme une campagne de désinformation visant la Confédération.
Ils les ont invités à renforcer leur coordination à travers les associations de la diaspora, les ambassades et les consulats, ainsi qu’entre les représentants des Hauts Conseils de la diaspora des trois pays.
La rencontre s’est tenue en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York.
HO/Sf/APA





